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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 08:21
pour José Santuret

Dans un monde négligent nous tenons des points de vigilance. Quelles que soient les formes que nous donnons à cette résistance, tenir l'écart.

Published by Gérard Larnac - dans Chemin faisant
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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 15:22

Créoliser la langue.
L'amplifier.
Travail de poète.

Published by Gérard Larnac - dans Chemin faisant
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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 15:17


La dérision est la limite infranchissable de la suffisance. L'ironie, c'est autre chose.

Published by Gérard Larnac
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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 14:34

Persister à être Artiste en un temps si lent, si lourd, catastrophe après catastrophe, vexation après vexation, comme feuille de nénuphar sous la pluie qui roule sur elle mais jamais ne la transperce, évacuée, évacuée comme toute cette tristesse, trahison, trahison partout, partout où nous allons la même désolation, mais fleur de la bohème, mais vitalité de la bohème, qu'est-ce qui s'achève, qu'est-ce qui se continue, vivre de cette vie coupée de vin, d'amour et de poésie, emportements, étonnements, comme sur un fil fou qui refoule l'amertume de ce temps pour se hisser, par principe, sur de plus hauts belvédères, culture éventrée, snippers embusqués, la mort, la vieille mort qui siffle à ton oreille comme un vieux poumon transpercé, antique compagnonnage, antiques douleurs apprivoisées, adoucies, familières, plus rien de négociable disent les imbéciles quand au contraire tout est à renégocier, je te salue Artiste pour être resté près de moi, si profondément, malgré tout, sous les crachats, bohème de ma bohème, éternel ermitage, demain les nazis seront là à nouveau, ils trouveront ce texte dont la graine est ailleurs, déjà, disséminant de nouvelles folies, ouvrant des mondes sous les décombres, semence de foules ivres sous des lunes infiniment démultipliées.

Published by Gérard Larnac - dans In extenso
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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 16:13

On ne fait avancer les choses qu’en se situant de l’autre côté de la limite.

Published by Gérard Larnac - dans Chemin faisant
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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 10:43

Il pensait que la vie était tragique, mais qu'il ne fallait pas la prendre trop au sérieux.

Published by Gérard Larnac - dans Chemin faisant
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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 10:40

Qu'est-ce que onze heures moins le quart ?

Qu'est-ce que la présence d'un corps ?

Qu'est-ce que tout ceci ?

Published by Gérard Larnac - dans Chemin faisant
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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 14:23

J'ai commencé ici dans un bel environnement soigné où j'avais plaisir à déposer des ébauches de textes, des coups de gueule, des copeaux d'atelier, des éclats de vie littéraire.

Depuis la pub est venue polluer cet espace.

Je ne remercie pas Overblog pour cette insulte à la création.

Published by Gérard Larnac - dans Chemin faisant
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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 14:20

Auteurs, vous voici devenus des fournisseurs de contenu que l'Internet va "monétiser" sans vous, malgré vous. Vous n'existiez déjà plus beaucoup ? Eh bien là carrément vous disparaissez. Merci qui ?

A lire :

Analyse - Sortie des limbes pour le Google Book Project


Par Maitre Antoine Chéron, avocat spécialisé en propriété intellectuelle et NTIC, fondateur du cabinet ACBM (http://www.acbm-avocats.com)


La Cour Suprême des Etats-Unis a rendu un arrêt, ce lundi 18 avril 2016, autorisant Google à mettre en œuvre son projet colossal de librairie numérique.

Fonctionnement et objectifs de la Google Library

Il s’agit pour la firme américaine de numériser des livres, tombés dans le domaine public ou non, mis à disposition par des partenariats avec des bibliothèques, aux Etats-Unis et en Europe.

A l’issu du procédé de numérisation, plusieurs possibilités s’offrent alors à l’utilisateur :
- Si l’ouvrage est tombé dans le domaine public ou si l’auteur l’autorise, il est possible de consulter l’ouvrage dans sa totalité.

- Au contraire, s’il s’agit d’un ouvrage encore couvert par les droits d’auteur, et avec l’accord de l’auteur, un accès à un nombre de pages limitées de l’ouvrage est possible.
- A défaut d’accord de l’auteur, un aperçu dit « snippet » est possible, c’est-à-dire une sélection de courts extraits du livre, ou simplement un aperçu des informations générales relatives à l’ouvrage.

L’objectif officiel de Google est de simplifier l’accès des utilisateurs aux livres, notamment ceux qui seraient inaccessibles autrement que par un procédé numérique (tels que les livres épuisés et non réédités), tout en respectant les droits des auteurs et des éditeurs.

A ce jour, Google recense 20 millions d’ouvrages déjà numérisés, qui pourront enfin être mis à disposition de l’internaute légalement, grâce à cette décision de la Cour suprême des Etats-Unis.

Enjeux juridiques pour les droits des auteurs
Cette décision de la Cour Suprême en faveur de Google marque la fin d’un litige juridique engagé entre la firme américaine et le syndicat des auteurs américains (Authors Guild), depuis une dizaine d’années.

En effet, depuis 2005, l’Authors Guild, qui représente le plus important syndicat d’auteurs des Etats-Unis, avait engagé des poursuites contre Google pour contrefaçon de droit d’auteur, par reproduction (numérisation des ouvrages), en raison du défaut de consentement des auteurs.

La Cour d’Appel de New York s’était prononcée en faveur de Google en octobre 2015, confirmant ainsi le jugement de première instance rendu en 2013, au motif que l’utilisation des œuvres faites par Google est couverte par l’exception légale américaine de Fair Use.

Le juge de première instance avait ainsi mis en exergue l’intérêt du public, justifiant l’absence de consentement des auteurs pour l’utilisation des ouvrages. La Cour d’Appel a, quant à elle, rappelé les critères de l’exception américaine de « Fair Use » notamment la nécessité d’un usage transformatif de l’œuvre, ne laissant apparaitre qu’un court extrait dudit ouvrage et ne pouvant fournir aucun substitut véritable aux œuvres originales.

La décision de la Cour Suprême du lundi 18 avril vient mettre un terme à la bataille juridique ainsi initiée et déboute le syndicat des auteurs américains de ses demandes.
Si cette décision en réjouit certain, notamment les bibliothèques partenaires de l’initiative du projet Google Book, une grande partie des auteurs déplorent une telle solution, qui les empêchera de tirer profit de l’utilisation numérique de leurs œuvres.

En conséquence, seuls les auteurs les plus reconnus ou subventionnés pourront se permettre de poursuivre une carrière dans le domaine littéraire, alors qu’il s’agit déjà d’une profession peu stable et mal rémunérée. On risque, à cet égard, d’observer dans le futur une redistribution des profits du secteur de la création vers le secteur des nouvelles technologies.

Encore une preuve que le numérique touche indéniablement les secteurs de la création et de la dis
tribution, que ce soit dans le domaine littéraire, musical ou audiovisuel.

Antoine CHERON, avocat associé, est docteur en droit de la propriété intellectuelle, avocat au barreau de PARIS et au barreau de BRUXELLES et chargé d’enseignement en Master de droit à l’Université de Assas (Paris II).

Analyse - Sortie des limbes pour le Google Book Project


La Cour Suprême des Etats-Unis a rendu un arrêt, ce lundi 18 avril 2016, autorisant Google à mettre en œuvre son projet colossal de librairie numérique.

Fonctionnement et objectifs de la Google Library

Il s’agit pour la firme américaine de numériser des livres, tombés dans le domaine public ou non, mis à disposition par des partenariats avec des bibliothèques, aux Etats-Unis et en Europe.

A l’issu du procédé de numérisation, plusieurs possibilités s’offrent alors à l’utilisateur :
- Si l’ouvrage est tombé dans le domaine public ou si l’auteur l’autorise, il est possible de consulter l’ouvrage dans sa totalité.

- Au contraire, s’il s’agit d’un ouvrage encore couvert par les droits d’auteur, et avec l’accord de l’auteur, un accès à un nombre de pages limitées de l’ouvrage est possible.
- A défaut d’accord de l’auteur, un aperçu dit « snippet » est possible, c’est-à-dire une sélection de courts extraits du livre, ou simplement un aperçu des informations générales relatives à l’ouvrage.

L’objectif officiel de Google est de simplifier l’accès des utilisateurs aux livres, notamment ceux qui seraient inaccessibles autrement que par un procédé numérique (tels que les livres épuisés et non réédités), tout en respectant les droits des auteurs et des éditeurs.

A ce jour, Google recense 20 millions d’ouvrages déjà numérisés, qui pourront enfin être mis à disposition de l’internaute légalement, grâce à cette décision de la Cour suprême des Etats-Unis.

Enjeux juridiques pour les droits des auteurs
Cette décision de la Cour Suprême en faveur de Google marque la fin d’un litige juridique engagé entre la firme américaine et le syndicat des auteurs américains (Authors Guild), depuis une dizaine d’années.

En effet, depuis 2005, l’Authors Guild, qui représente le plus important syndicat d’auteurs des Etats-Unis, avait engagé des poursuites contre Google pour contrefaçon de droit d’auteur, par reproduction (numérisation des ouvrages), en raison du défaut de consentement des auteurs.

La Cour d’Appel de New York s’était prononcée en faveur de Google en octobre 2015, confirmant ainsi le jugement de première instance rendu en 2013, au motif que l’utilisation des œuvres faites par Google est couverte par l’exception légale américaine de Fair Use.

Le juge de première instance avait ainsi mis en exergue l’intérêt du public, justifiant l’absence de consentement des auteurs pour l’utilisation des ouvrages. La Cour d’Appel a, quant à elle, rappelé les critères de l’exception américaine de « Fair Use » notamment la nécessité d’un usage transformatif de l’œuvre, ne laissant apparaitre qu’un court extrait dudit ouvrage et ne pouvant fournir aucun substitut véritable aux œuvres originales.

La décision de la Cour Suprême du lundi 18 avril vient mettre un terme à la bataille juridique ainsi initiée et déboute le syndicat des auteurs américains de ses demandes.
Si cette décision en réjouit certain, notamment les bibliothèques partenaires de l’initiative du projet Google Book, une grande partie des auteurs déplorent une telle solution, qui les empêchera de tirer profit de l’utilisation numérique de leurs œuvres.

En conséquence, seuls les auteurs les plus reconnus ou subventionnés pourront se permettre de poursuivre une carrière dans le domaine littéraire, alors qu’il s’agit déjà d’une profession peu stable et mal rémunérée. On risque, à cet égard, d’observer dans le futur une redistribution des profits du secteur de la création vers le secteur des nouvelles technologies.

Encore une preuve que le numérique touche indéniablement les secteurs de la création et de la dis
tribution, que ce soit dans le domaine littéraire, musical ou audiovisuel.

Antoine CHERON, avocat associé, est docteur en droit de la propriété intellectuelle, avocat au barreau de PARIS et au barreau de BRUXELLES et chargé d’enseignement en Master de droit à l’Université de Assas (Paris II).

Published by Gérard Larnac
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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 07:36

Elle cesse

la pluie

mystère épaissi

dans la lenteur

de ses derniers

goutte à goutte

Published by Gérard Larnac - dans Traduire le vent
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