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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 10:31

Comme je m'y attendais le chauffeur de taxi s'est perdu, complètement perdu. Ce n'est pas la première fois que ça m'arrive. Les taxis ne connaissent plus le plan des rues, et Greenwich Village moins que tout autre quartier. Je lui dis de stopper n'importe où et d'aller se faire foutre. Dire "Va te faire foutre" à New York résonne mieux que partout ailleurs; j'en profite. Je claque la porte sans payer et sans me retourner, ses vitupérations de taxi driver dans le loin de mes oreilles. Largué au bas de la 8e rue, je rentre dans une épicerie pour demander mon chemin. La vieille chinoise derrière sa caisse ne se retourne pas; elle est aveugle, dit qu'elle ne peut pas me renseigner. C'est pourtant grâce à elle que je retrouve mon chemin. J'en tire ma philosophie du jour.

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 00:22

La vie proportionnée à nos attentes est une vie en réduction.

La vie, la vraie, déborde l'échelle de nos rêves.

Elle reste avant tout sauvagement inconcevable.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 08:29

Cette même inefficacité économique qui maintient nos sociétés en état d'austérité endémique est une efficacité politique qui impose de lui-même un régime post-démocratique : un techno-totalitarisme.

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 08:52

Laissons-leur tout.
Privons-les de nous.
Vivons libres : nous n'avons besoin ni de leur cynisme ni de leur avidité. Moins encore de leur façon d'organiser tout cela en notre n
om.

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 14:11

1975-2015 : 40 ans de crise n'en est plus une : c'est un régime. La "crise" ne nomme pas un accident, mais un régime politique. Non que le régime traverse une crise : la crise est le régime politique lui-même.

Le renversement du conjoncturel en structurel, du temporaire en permanent, est la marque du coup d'Etat dont nous sommes les contemporains.

Mais la crise est aussi l'occasion, le moment opportun ; car de l'incontrôlable s'est introduit dans la structure. Et le régime qui croyait étendre grâce à elle le champ de son autorité se trouve aussi exposé comme jamais à ce qui le condamne.

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 09:00

"Une terre sans peuple", disaient-ils.
L'Autre est toujours invisible aux yeux de l'occupant.
Aucun peuple n'est élu.
Il n'y a que des vivants et des
morts.

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 11:00

Le concept d’ethnocentrisme vient de l’anthropologie. Il désigne l’incapacité de voir dans le monde et sa diversité autre chose que des archétypes conformes à nos coutumes, nos habitudes et nos intérêts. C’est une pensée racialiste qui privilégie le rejet a priori de tout ce qui ne relève pas de sa propre culture. Depuis toujours, la moindre tribu s’est toujours désignée elle-même comme « l’Assemblée des Vrais Hommes », déniant à tout autre son caractère d’êtres humains ; c’est donc là une tentation naturelle contre laquelle il faut lutter. Depuis que sont apparues les certitudes confortables du consumérisme occidental, depuis surtout les thèses de « fin de l’Histoire » (Fukuyama, 1989) et du « choc de civilisation » (Huntington, 2001), l’ethnocentrisme est de retour. Il marque l’inaptitude à comprendre l’autre depuis les logiques qui sont les siennes, en ne considérant les cultures étrangères que comme des stades plus ou moins avancés de la nôtre. L’autre n’existe pas en tant qu’autre mais en tant qu’adversaire dénué de raison, ou en suiveur plus ou moins efficace. « En refusant l'humanité à ceux qui apparaissent comme les plus “sauvages” ou “barbares” de ses représentants, on ne fait que leur emprunter une de leurs attitudes typiques » (Claude Lévi-Strauss).

L’anomie (terme introduit en 1893 par le sociologue Emile Dukheim) caractérise un état de perte des valeurs, d’effacement des repères et d’irrésolution. Généralement les époques de forts bouleversements, de changements continus, prédisposent à l’anomie. C’est ce qu’il nous arrive en ce moment, d’où le déploiement actuel de nombreuses thèses déclinistes (Le succès du livre « Le suicide Français », d’Eric Zemmour, en est un bon exemple). Cependant un tel effondrement des normes peut aussi s’avérer propice à l’invention et la créativité, en l’absence des barrières traditionnelles. L’anomie serait alors l’état naturel d’une société confronté à des changements majeurs.

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 11:45

Sans bruit

rejoindre

le but ultime

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 16:55

Contre l'imposture de ce temps, seul, le discernement.

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 16:52

Je danse la danse pour que l'espace se souvienne.

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