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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 10:35

La société nourrit l'excès à seule fin de mieux exercer son droit de contrainte.

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 09:25

Les Invendus. Au nombre de trois : mes carnets de route ("ah! encore tes foutus carnets de route" - un éditeur), dont les premiers textes remontent à mon Inde de 1985 ; mon roman amazonien (sorte de suite logique au "Voyageur Français", avec pour motif central cette créolisation, cette altérisation qui me sont chères - en réécriture pour renforcer la trame narrative) ; mon "livre-vision" sur Bob Dylan (en lecture, sans conviction, car entre deux genres : présenté comme un roman, il sera jugé comme biographie).

Qui reposent en friche : un speed-récit newyorkais ; un récit "psychiatrique" ; un récit congolais ; un huis-clos sur une île ; etc... S'ajouteront-ils aux livres déjà nombreux que j'ai (imprudemment?) laissé paraître, nous verrons bien.

 

Vivre dans cet univers. Sans rien oublier du reste : l'écriture ne s'impose pas. Elle est comme une femme qui s'insinue derrière vous et vous embrasse silencieusement dans le cou. Publication, argent, reconnaissance, tout cela m'indiffère. Ce n'est pas la chose qui compte, c'est là où elle entraîne. C'est à quoi elle vous lie. A quel secret trop grand pour la langue des hommes.

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 07:28

Si la démocratie crée des richesses pour 1% de privilégiés au détriment des 99% autres, c'est qu'elle n'est pas la démocratie que l'on dit, et qu'il n'y a aucune dignité à la soutenir en l'état.

 

De la politique d'enclosure anglaise au XVIIIe siècle au pillage actuel de nos services publics par le système financier, le capitalisme est fondé sur la spoliation des biens communs au profit d'une infime minorité, sur le colonialisme créateur de mille ans de pauvreté, sur l'esclavage toujours plus vivace aujourd'hui qu'hier, sur la relégation et la déportation de certaines populations (par le refus d'accueillir les migrants, par le parcage systématique dans ces lieux de banissement appelés "banlieues", etc.), sur l'infinie négation de tout ce qui peut définir l'Homme dans toute sa liberté et toute son intégrité.

 

Il faut, pour que pareil équilibre soit tenable, qu'une terreur inhibe l'action de ceux, infiniment majoritaires, qui en sont les victimes. En divisant pour mieux régner. En faussant la perception que nous avons de l'Autre. En appauvrissant progressivement les classes moyennes par où surgissent toujours les éclairs de la révolution. Dénoncer : sans quoi nous serions les kapos de ces camps.

 

Notre démocratie n'est qu'une façon commode d'enterriner la violence de la rapine par l'art raffiné de la dissimulation, par la vaporisation des consciences sous le vague consentement à la société de conso-divertissement. Une façon de rendre légitimes le vol le meurtre et le viol par l'acceptation tacite de cette puissance "naturelle" qui les rendrait inévitables.

 

Or le 18 juin l'inévitable peut être combattu. Désormais nous savons. Et nous savons que nous savons.

 

Ce monde est Un et je suis l'Autre.

 

 

 

Un film à voir et à soutenir :

 

http://www.lafindelapauvrete.com

 

(ce texte peut être repris et utilisé à volonté sur quelque support que ce soit)

 

 

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 16:46

Qu'il est difficile aujourd'hui d'écrire contre le récit. L'esthétique ou la narration sont des constructions de l'après-coup. C'est un "pendant" que je cherche sous l'écriture. Un accès à une présence au temps qui ne soit pas tout encombré par la mémoire, toute étouffée de passé. Une synchronie. Le juste ça du moment qui passe. Allez expliquer ça à une époque droguée à la narration ! Pub, média, slogans, "petites phrases" : le story telling est une hypnose sociale. Les peuples heureux n'ont pas d'histoire.

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 13:31

Pour fêter ces 3 ans de web-présence, je crée ce jour http://lecture-nomade.over-blog.com

Mes lieux et détours d'écriture.

Avec photos.

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 09:33

Trois ans de blog. A tracer le sillon sous les embruns comme sous le soleil. Inviter les lecteurs à entrer voir dans l'atelier, à passer derrière la page blanche, à voir comment ça écrit, comment ça vit, une écriture qui vient. Avec joies, coups de gueule, galère de l'édition, difficulté à demeurer à la tâche - l'air de rien. Près de 500 textes inédits ou articles dans ce journal de création. Rien à vendre ou à prouver. Avec vous, avancer. De dix à cinquante personnes se rendent chaque jour sur ce blog pour y passer un moment. Parfois plus. Partager. La parole, lorsqu'elle est juste, n'est qu'une invitation à la parole de l'autre. De ce dia-logos, ce logos d'entre deux, naît le voyage. Levons le camp. Allons goûter le plein vent. L'aventure continue.   

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 10:41

Lire est plus vieux que l'écrire ; car en lui repose un désir bien antérieur à l’écriture, celui du déchiffrement. Le coin le plus sombre, cette attente dans la blancheur de l’avant-dire. L’écriture inverse le temps et remonte vers ce désir du déchiffrement dont elle assume le champ en un débord plein de fracas, de secousses, de ratures, de stupeur, de ferveur, de jubilation. La chose dans l’écriture, l’écriture dans la chose. Cette trouée d’absence par où le monde nous atteint dans son silence d’entre voix.

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 15:08

"Insatisfaction complète de tout ce que j’ai fait comme écriture… si l’écriture n’a pas le danger et l’immédiateté, l’urgence de la tauromachie, elle n’a rien à voir avec la façon dont je la conçois… je suis fatigué d’être placé derrière les lignes avec un appareil d’enregistrement imparfait qui reçoit des bulletins inexacts… je dois atteindre le front"

                                                                                                       William Burroughs

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 09:31

La structure littéraire insolite, comme la phrase énigmatique qui par son aspect frappant détourne le flux de conscience de son cours habituel, contraint le lecteur à faire lui-même le mélange des couleurs. C'est pourquoi un texte digne de ce nom ne peut avancer que par empêchements successifs vis-à-vis des vieilles recettes (récit unidirectionnel, point de vue, etc) ; par ruptures, dérivations, élipses, digressions, tags surréalistes, jeu cubiste du dehors et du dedans, prolifération sauvage de l'inédit. Il est ce qui avant lui n'avait jamais été.

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 17:15

Le communautarisme est l'essence même du racisme.

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