Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 11:36

Les villes sont comme des serments trahis/ Des sappes des banques plus de livres/ Seuls les pas inattentifs sur la plaque de Malik/ Mouna a déserté la place/ On n'entend plus le gars sinistre qui vendait "L'Imbécile Heureux"/ Où est cet autre en manteau noir/ Qui dealait ses poèmes avec son air de conspirateur / Dans la nuit du boulevard ? / Les cafés tous les mêmes/ Ne sont faits pour personne/ Si tu entres ici c'est que tu n'es plus personne / Personne personne / C'était son nom à lui / Le revenant d'Ithaque / Mais Ithaque est bien loin/ Et personne n'est jamais revenu/ Les villes sont comme des serments trahis.

Repost 0
Published by Gérard Larnac - dans In extenso Chemin faisant
commenter cet article
12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 14:23

Quant Manuel Valls déclare : « J'en ai assez de ceux qui cherchent en permanence des excuses ou des explications culturelles ou sociologiques », c’est Jean Valjean qu’il assassine. Connaître et juger ne sont pas de même nature. Comprendre les déterminismes ne vaut pas effacement de la faute, mais sert de base à l’humanisme, à cette idée de rédemption, à cette conviction que derrière le salaud se cache toujours un homme quand même. Croire le contraire c’est briser la notion d’humanité en deux. C’est devenir ce contre quoi l’on croit combattre.

Repost 0
Published by Gérard Larnac
commenter cet article
11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 17:27

Je tournoie dans la ville/ comme ces vieux sachets translucides/ des superettes de naguère/ Virant virevoltant/au moindre souffle de l'air/ jamais très haut/ à hauteur d'homme/ Ne sachant jamais me poser très longtemps/ ni pourquoi / poussé un peu plus loin/ toujours un peu plus loin/ pareil à la petite fumée du diable.

Repost 0
Published by Gérard Larnac - dans Chemin faisant
commenter cet article
10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 18:44

Le principe selon lequel la prise de décision compte davantage que la décision elle-même, énonçons-le sous "le théorème de la décision indifférente". Toute décision ne sera ni bonne ni mauvaise; seule son existence en soi est absolument nécessaire.

Repost 0
Published by Gérard Larnac - dans Chemin faisant In extenso
commenter cet article
8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 10:03

Le monde est ma représentation - et quelque chose en plus. Beaucoup s'attachent à cette représentation. Pour ma part mon attention tout entière se déporte vers ce "quelque chose en plus".

Repost 0
Published by Gérard Larnac - dans In extenso
commenter cet article
8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 08:22

the silent poet
is just smiling
looking for
the next step
of is unknow
n
freedom

Repost 0
Published by Gérard Larnac - dans In extenso Chemin faisant
commenter cet article
30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 14:39

Ce qu'un homme ne dit jamais à la femme qu'il aime, c'est qu'il n'aime pas ses formes parce qu'elle a un beau cul ou une poitrine de star, mais qu'il aime ses formes parce que ce sont les siennes.

Repost 0
Published by Gérard Larnac - dans Chemin faisant
commenter cet article
23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 16:18

Perdre la raison/ La perdre tout à fait tout à fait/ Pour aube éblouie retrouver/ le goût de la beauté/ avec la pierre le vent la sève/ avec l'eau-vive et les sols/ avec ces arbres dans les nuages/ Redevenir l'Idiot/ et si parfaitement, encore !/ Seulement seulement balbutiant/ S'émerveiller du vol des passereaux/ de la coccinelle sur le doigt/ Et le grain de ta peau/ Redevenir tout à fait fou/ Pour habiter pleinement/ Pleinement/ La présence/ Et la joie.

Repost 0
Published by Gérard Larnac - dans In extenso
commenter cet article
20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 11:07

Voyez ce vieux fou

comme il marche les yeux fermés

les bras ouverts

il est couvert de plaies, de bleus, de bosses

à force de se heurter aux choses qui l'entourent

Que murmure-t-il dans sa barbe

Approchons :

"Chaque fois que je ferme les yeux

Je vois son regard

Je vois son rire

Aussi je garde les yeux fermés

Toujours

Sans cesse

Quitte à me heurter à ma propre vie

J'avance ainsi dans les rues froides

Paupières closes

Je ne les ouvrirai pas avant de reconnaître

Entre mes bras

Les formes exactes de son corps"

Repost 0
Published by Gérard Larnac - dans In extenso
commenter cet article
18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 08:45

Le concept substantialise là où la chose n'est pas. Il nous indique un Cela sans présence. Nous percevons un objet dont nous avons perdu la sensation immédiate, c'est-à-dire la possibilité de rencontre. L'empire du concept sur la pensée occidentale nous a séparé du monde. La prononciation du mot n'est plus invocation mais évocation. Non pas institution de la présence à la chose mais son éloignement indéfectible. La relation est interrompue. Perdue. Nous énonçons le monde sans jamais le vivre. Prenant pour un triomphe un manque qui nous mine.

Repost 0
Published by Gérard Larnac - dans Traduire le vent
commenter cet article