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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 14:39

Ce qu'un homme ne dit jamais à la femme qu'il aime, c'est qu'il n'aime pas ses formes parce qu'elle a un beau cul ou une poitrine de star, mais qu'il aime ses formes parce que ce sont les siennes.

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 16:18

Perdre la raison/ La perdre tout à fait tout à fait/ Pour aube éblouie retrouver/ le goût de la beauté/ avec la pierre le vent la sève/ avec l'eau-vive et les sols/ avec ces arbres dans les nuages/ Redevenir l'Idiot/ et si parfaitement, encore !/ Seulement seulement balbutiant/ S'émerveiller du vol des passereaux/ de la coccinelle sur le doigt/ Et le grain de ta peau/ Redevenir tout à fait fou/ Pour habiter pleinement/ Pleinement/ La présence/ Et la joie.

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 11:07

Voyez ce vieux fou

comme il marche les yeux fermés

les bras ouverts

il est couvert de plaies, de bleus, de bosses

à force de se heurter aux choses qui l'entourent

Que murmure-t-il dans sa barbe

Approchons :

"Chaque fois que je ferme les yeux

Je vois son regard

Je vois son rire

Aussi je garde les yeux fermés

Toujours

Sans cesse

Quitte à me heurter à ma propre vie

J'avance ainsi dans les rues froides

Paupières closes

Je ne les ouvrirai pas avant de reconnaître

Entre mes bras

Les formes exactes de son corps"

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 08:45

Le concept substantialise là où la chose n'est pas. Il nous indique un Cela sans présence. Nous percevons un objet dont nous avons perdu la sensation immédiate, c'est-à-dire la possibilité de rencontre. L'empire du concept sur la pensée occidentale nous a séparé du monde. La prononciation du mot n'est plus invocation mais évocation. Non pas institution de la présence à la chose mais son éloignement indéfectible. La relation est interrompue. Perdue. Nous énonçons le monde sans jamais le vivre. Prenant pour un triomphe un manque qui nous mine.

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 18:25

Cessons de nous mentir à nous-mêmes. Le danger nous expose à un ensauvagement proche de la liesse, de l'euphorie. Il nous extrait de la torpeur où nous enfermait la banalité des jours. Quelque chose se passe. Quelque chose plutôt que rien. Et cette chose, tragique bien sûr, cette chose qui devrait nous oppresser au contraire nous allège. Nous sommes ainsi faits. Un dieu farceur a placé le meilleur dans le pire. Nous ne respectons la vie qu'au moment de la perdre parce qu'elle touche là à sa vérité : fragile, précaire, toujours déjà perdue. Seul le tragique nous éveille à la vie.

Parfois l'angoisse sourde qui nous exténue, quelqu'un vient à la briser. L'occasion suffit. Pourquoi avez-vous tué ? Parce qu'il y avait cette arme. Un rien. Nulle explication. Nulle glose. "Crée le chaos" exigeait une publicité Adidas sur les affiches de notre automne 2015. Crée le chaos. L'ultime commandement de la société consumériste du divertissement. Crée le chaos. Soit. Et maintenant ?



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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 10:41

C'est du vide contemporain dont se nourrit Daesh, c'est du vide social dont se nourrit la haine en banlieue, c'est du vide politique dont se nourrit l'anomie contemporaine liée à la disparition de l'Etat sous les logiques du marché.

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 15:54

Si la quête de la "vérité" a rendu tant de gens fous, c'est sans doute qu'elle ne se présente pas comme on dit, comme on croit.

La vérité n'est jamais qu'un arrangement temporaire.


Le fait que l'on doive reprendre les catégories précédentes pour se faire comprendre contraint la pensée, la nouveauté de la pensée. Mais sinon nous passerions pour erratiques, pour hérétiques, pour insensés. Notre "admissibilité" est à ce prix.


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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 14:19

La "littératie" se définit comme l'ensemble des aptitudes cognitives et sociales à comprendre et utiliser des informations données de façon à transformer et améliorer les choses. Un faible niveau de "littératie" serait un marqueur de notre époque. Et "l'empowerment" dans tout ça ?? Et la "capacitation" ? Bref, moins l'on a de prises sur les choses et plus on invente de mots pour mesurer la perte.

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Published by Gérard Larnac - dans Traduire le vent Chemin faisant
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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 12:34

En cette période trouble, un mot me revient : "Amiable".
Un accord à l'amiable.

Il y a Ami dans amiable.

L'ouverture d'une vraie de vraie possibilité de rencontre.
On ne dit pas : "Un accord Kalach".
On dit : "Un accord à l'amiable".

Que s'est-il passé pour que le premier s'impose au second ?


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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:49

Dieu est mort, c'est juste son fantôme qui revient.

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