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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 11:07

D'après Laurent Jenny ("Pour une critique du 3ème type", in La Quinzaine Littéraire d’août 2009), le caractère essentiel de toute énonciation littéraire serait “l’aptitude à faire sens au-delà de son immédiateté”.

Ce qui en effet explique le malentendu avec une critique journalistique tournée par définition vers le vertige hallucinatoire de l'immédiat.

 

Ce qui fonde une littérature, d'après Laurent Jenny, c’est “une densité d’implicite qui en fait une ressource de sens à venir. Et cela tient directement à sa qualité esthétique. Effectivement, une œuvre littéraire ne se contente pas de dire. Parce qu’elle a une forme, comme toutes les œuvres d’art, elle signifie également par cette forme, non pas sur le mode du dire mais sur celui du montrer. Elle montre un savoir perceptif, social, politique, moral, que pourtant elle ne dit pas”.


Aspect sur lequel plus personne n'insiste et qu'il était bon, salutaire même, de rappeler ici.

L'article de Laurent Jenny :

http://laquinzaine.wordpress.com/2009/08/10/pour-une-critique-litteraire-du-troisieme-type/#comment-1441

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Published by Gérard - dans Traduire le vent
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commentaires

Gérard 17/08/2009 16:29

Note de bas de page : j'entendais hier soir, chemin faisant avec ma petite automobile, les énervés prétentieux du masque et la Plume, toujours aussi consternants. Ben oui, la voilà, la clique et la critique : deux perronelles fans de séries tévé, un baveux ex-gaucho-techno, un débris de l'arrière-ban et un amuseur mielleux et ronronnant. Chez qui Proust ou Angot, Balzac ou la dernière noix à la mode, c'est du pareil au même. Ben voyons. Supercheries que ces voix qui confisquent à d'autre l'art d'une vraie critique, tonique, partageuse. Au lieu de ça un thé chez les rombières. Abject.