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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 17:27

(D’après Noam Chomsky)

1/ La stratégie de la distraction

Détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes.

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Autre exemple : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3/ La stratégie de la progressivité

L’histoire de la grenouille qu’on ne plonge pas dans l’eau bouillante mais dont on fait progressivement bouillir l’eau afin qu’elle ne se débatte pas.

4/ La stratégie du différé

Faire accepter une décision impopulaire, « douloureuse mais nécessaire », dont l’application ne sera effective que dans le futur.

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

Le discours politique, comme celui de la pub, est infantilisant, voire débilitant, afin de susciter chez l’auditeur une acceptation d’enfant dépassé par ce qui lui est proposé.

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel afin de court-circuiter l’analyse rationnelle et le sens critique des individus. C’est par le registre émotionnel que l’on fait appel aux pulsions, aux peurs…

7/ Maintenir le public dans l’ignorance, l’entretenir dans sa bêtise

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité et l’inculture sous couvert de cool

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

L’individu est responsable de son sort, en raison de la faiblesse de ses capacités. Cette culpabilisation va l’entraîner vers un état dépressif, inhibiteur de l’action.

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Sur cet écart repose sa capacité de contrôle.

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Published by Gérard Larnac - dans Chemin faisant
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