Depuis 2007, près de 1000 textes de l'écrivain et essayiste Gérard Larnac en accès libre. Une invitation à pénétrer dans son atelier littéraire, avec ratures et coups de gueule. Textes en devenir, expérimentations, projets de livres et de publications sur le thème de la littérature et de l'édition, de la philosophie, de la sociologie engagée et de la poésie.
Qu'est-ce qui est le pire : une société dont le régime nous dicte une rageuse opposition de principe, violence d'éveil, ou bien une société conforme à nos idéaux, lisse comme un sourire de publicité, propice à l'endormissement ?
Ne cherche pas la source. Sois la source.
Ecoutant une chanson de Thomas Dybdhal avec blues terrible de Greenwich Village - embrasser à nouveau Mardou Fox au Lion's Den...
La question n'est pas de savoir comment prendre plus, mais comment rendre plus.
http://www.youtube.com/watch?v=oCeKkJlMJDQ Bob Dylan : une acoustique possible de la conscience humaine. Une pierre lancée dans l'obscur du temps afin d'en évaluer la profondeur. Encore fallait-il qu'il contienne en lui, ou feigne de contenir, cette...
L'Occident progresse par crise, coup, rupture, révolution ; l'Orient par sens profond de la continuité.
La veuve du 4e gauche - Philippe, son petit-fils, ne va pas tarder à devenir mon grand ami d'enfance. Son époux a été tué sous les bombardements américains qui ont rasé la ville à 80% pour mieux la libérer. Leçon de philosophie N°2 : l'ambiguité.
Celui qui vient avec la parole juste passe plus de temps à se faire pardonner de dire le vrai qu'à convaincre les incrédules.
Il se peut parfois que la chose délaisse la vérité où on pensait l'avoir fixé une fois pour toute et qu'elle se mette à errer.
"Il y a un type à Paris qui a publié un livre sans pagination. Il est vendu dans un étui. On le lance en l'air et on le lit dans l'ordre où les feuilles sont tombées". (Paul J.Robbins, L.A Free Press, 1965)
Ecrire c'est livrer bataille contre sa propre bêtise, son propre aveuglement.
Le but de toute littérature : entrevoir d'inadmissibles libertés.
Comme toi partir, Neal Cassady en suivant la voie ferrée entre nulle part et nulle part juste tué par le pas suivant
C'est dans la grogne des mots, leur ronchonnaille, leur hésitation, leur vacillement, leur honte, même, que survient parfois, parfois, la parole qui sauve.
Dans ma langue singulière, celle que j'ai apprise dans mon asie singulière, pour écrire le mot « Vie » il te faut quatre idéogrammes : ténèbres, joie, silence, vide.
Une vérité n'existe que si elle est ouverte à cette vérité plus vaste qui la contient.
Nous ne sommes pas seulement les locuteurs de nos paroles, nous sommes surtout les locataires de ce silence vaste que nos paroles n'ont fait qu'approfondir.
Le Pouvoir « représentatif » n’aime pas que la rue parle à sa place. Notre « démocratie » n’est encore qu’un concept technique sans fondement réel, permettant à une oligarchie le partage des richesses (matérielles, symboliques, spirituelles) sous couvert...
Pour elle tout risquer, puis en rire.
écrire vers frénétiques au dos des boîtes d'allumettes restaus branchés et regarder comment ça brûle
La question aujourd'hui n'est plus celle de Montaigne : "Que sais-je ?". Elle est : "Que faire de ce que nous savons ? ".
Belle exposition en ce moment à la Pinacothèque de Paris : "Pollock et le Chamanisme". Frappant ce moment où dans son oeuvre Pollock cesse de représenter le chamanisme pour devenir le chamane.
Etre un poète n'est rien. Ce qui compte, c'est de mener sa vie de façon poétique.
et toute littérature moderne, mais moderne vraiment, laissera entendre ce frémissement d'escarmouche, cet affrontement fondateur entre l'écriture et l'histoire.
- Dis-moi vieil homme, c'est quoi la poésie ? - La poésie ? Ben j'en sais rien du tout. C'est peut-être cette pierre que ramasse un enfant et qu'il brandit en direction des grands chaos humains.