Depuis 2007, près de 1000 textes de l'écrivain et essayiste Gérard Larnac en accès libre. Une invitation à pénétrer dans son atelier littéraire, avec ratures et coups de gueule. Textes en devenir, expérimentations, projets de livres et de publications sur le thème de la littérature et de l'édition, de la philosophie, de la sociologie engagée et de la poésie.
Destination : je ne connais pas de mot plus inutile, forgé à coup sûr dans la langue empesée des immobiles.
Le froid ne contredit pas le chaud : il le rend possible. De même la fureur nous apprend l'attente de la paix. Il n'est pas de lucidité plus souveraine que celle que la tempête a touchée.
Vieillir ce n'est peut-être rien d'autre que transformer ses espoirs en doute sans être capable d'en mourir sur le champ.
Les mots ne périssent que de trouver un sens. Je n'aime les signes qu'à l'exacte mesure de leur hésitation.
Il s'est approché du clavier. En a tiré quelques notes discordantes. Puis il a détruit le piano, déclarant à qui voulait l'entendre que la musique n'existait pas.
Comme tous les ans, le Goncourt sentira les fuites urinaires et la somnolence postprandiale. (Copyright Gérard Larnac - 2010)
Un livre, pas de l'écriture, demande l'éditeur. Une écriture, pas un livre, clame l'auteur. Pas une gloriole. Une tâche à accomplir. Pas de l'industrie. Une vie
L'Etat contraint les libertés et canalise les aspirations des citoyens pour offrir au Marché des sujets dociles et coopératifs sous le nom de consommateurs.
Ils en étaient tellement tombés cons, de toute leur prétendue "modernité", qu'ils enterraient la "rébellion" sous le vocable de "régression"
sur le chemin des luciolesredescendant avec la nuitvers Hong Kong dans la brume
En revenir à cet état de nudité et de détachement qui est l'assise d'une existence juste.
Apprendre à regarder à travers le temps comme tu regardes à travers une tempête de neige, d'un même regard allégé par l'étrange
Le Dylan nouveau à ne pas manquer : http://www.ifc.com/dylan/?utm_medium=columbia-email&utm_source=bobdylancom&utm_campaign=columbia-email|bobdylancom|20090512
L'errance précède l'existence.
Grande journée d'écriture-réécriture-corrections. A la machette. Ca avance, ça avance. Laisser proliférer, puis réduire à l'admissible ; tout en laissant ça et là le texte se confronter à l'inaudible.
« Tu peux enterrer mon corps au bord de l’autoroute babe, peu importe l’endroit où tu enterreras mon corps quand je serai mort et envolé tu peux enterrer mon corps, ouais au bord de l’autoroute comme ça mon vieux fantôme diabolique pourra aller prendre...
Thoreau il a déserté la cabane deux mots avant de mourir : « Orignal » « Indien » Suis parti à mon tour en quête de l'Orignal Indien
- Mais alors depuis tout ce temps, depuis la NRF, tout ça, tu n'as donc écrit aucun texte littéraire sérieux ? - C'est que j'ai un peu pratiqué l'anti-art, le non faire, la non collaboration. A tel point que je me suis fait journaliste, c'est dire. Par...
Je me garde d'enclore certains êtres, certains lieux, dans les mots, par crainte superstitieuse de leur nuire.
Ne rapporte rien. Laisse tout ça dehors. Simplement, de retour dans ta demeure, reste avec ce dehors. Ne ferme pas ta porte. (Tokyo, Asakusa, 12 octobre 2007).
"A force de ne ressembler à personne, il se pourrait bien qu'on finisse par parler au nom de tous", dit-il.
vivre au-delà des séparations arbitraires frontières fondrières désaxer les étoiles pour se créer un nouveau ciel
Souviens-toi de l'art du chamane. Un chant pour faire tomber la pluie.
Image après image, quand la sensation flotte, au-delà du sens, portée par une structure qui s'abolit.
La douleur qui t'est propre t'indique aussi une liberté qui n'appartient qu'à toi.