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Depuis 2007, près de 1000 textes de l'écrivain et essayiste Gérard Larnac en accès libre. Une invitation à pénétrer dans son atelier littéraire, avec ratures et coups de gueule. Textes en devenir, expérimentations, projets de livres et de publications sur le thème de la littérature et de l'édition, de la philosophie, de la sociologie engagée et de la poésie.

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Salon du Livre 2009 : barrage contre la crise !

Avant même le point sur mes ventes que je ne ferai pas (ce n'est définitivement pas mon genre, j'ai pour habitude de laisser mes éditeurs travailler en paix), le Salon du Livre 2009 qui ferme ses portes ce soir restera dans les annales. Comment, dans cette crise dont on nous rebat les oreilles, quelque 50 000 visiteurs de plus que l'an passé se sont-ils rués comme un seul homme Porte de Versailles, impulsant une augmentation très significative des ventes sur les stands ? La "crise", parlons-en ; l'esprit, décidément, voit plus loin. Le livre résiste. Mais au fond, n'est-ce pas là sa fonction première ? Sa santé est insolente, comparée au marché des autres biens culturels, CD et DVD par exemple. Il suit plutôt la courbe de succès du cinéma en salle, des musées et grandes expo, des concerts. Le Web ? Il n'y a que les ganaches à prétention pseudo modernes pour y croire : on ne lit pas sur écran (le temps de lecture est 25% plus long), on s'informe. Passez donc le message à Léo Scheer et à François Bon. 40% de téléchargements payants pour les films et la musique : 6% pour le livre. Mieux encore : alors que la musique est devenu un marché conformiste (les 100 meilleures ventes font 50% de son chiffre global, merci le web et la radio pour le mattraquage), les 20 livres les plus vendus ne représentent pas 5% du marché. Traduction : le libraire fait l'essentiel de son business sur des livres vendus à 5 exemplaires par an. Ce qui confirme que c'est bien la diversité de l'offre qui fait le marché. Comme en démocratie, l'équilibre est garanti par la pluralité. Quelle excellente nouvelle que voilà ! Autre particularisme : le prix unique, en sauvant la librairie indépendante, a permis du même coup de sauver cette diversité de l'offre éditoriale. Le rôle du libraire ainsi préservé permet au produit "livre" de bénéficier d'une valorisation jamais démentie en tant que bien culturel : il n'y a pas eu banalisation. Le livre demeure un événement chaque fois renouvelé. La multiplication des salons locaux est également un facteur primordial pour les équilibres économiques de la "petite édition", qui y réalise 30 à 40% de son chiffre d'affaires annuel. Enfin, si l'on peut dire, côté lecteur, l'accessibilité du produit "livre" est garanti par un prix moyen de l'ordre de 11 euros (malgré l'américanisation des couvertures en relief dorées à l'or fin). Les livres pratiques chutent, les sciences humaines vont mal ; mais la littérature se maintient en augmentation légère (1%). Plus intéressant : si 50% des lecteurs recherchent le divertissement, 49% lisent dans une démarche de quête et d'interrogation. Tout ça, décidément, ne va pas si mal.      

Web TV au Salon du Livre :
http://www.web-tv-culture.com/le-salon-du-livre-de-paris-2009-101.html?xtor=EPR-313

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Z
Voilà de bonnes nouvelles. Comment imaginer que l'écran pourra jamais remplacer l'objet livre qu'on peut emmener n'importe où et surtout au creux du lit, ce que je vais faire à l'instant.
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S
Bonsoir,<br /> <br /> Le salon du livre ne connaît pas la crise: L'homme a besoin de rêve, on a besoin d'évasion, besoin de se connaître, de reconnaître l'autre dans cette quête d'échange par l'écriture. <br /> Au diable la crise et ces facettes néfastes. <br /> <br /> De pas à pas Bashung<br /> <br /> Quelques pas vers la terre promise<br /> Plus besoin de pleurer sur la banquise<br /> Le ciel n’est plus le bleu a vécu<br /> Gaby a froid Joséphine le sais-tu !<br /> <br /> Quelques pas vers l’enclume<br /> Plus besoin de dormir sous la lune<br /> L’étau ne lâche plus sa prise<br /> Ses mâchoires ne s’ouvrent pas à la crise<br /> <br /> Quelques pas vers la solitude<br /> Plus besoin de grande altitude<br /> La route est pleine d’imprévus<br /> L’incertitude noircie la belle vue<br /> <br /> Quelques pas vers la fournaise<br /> Plus besoin de dormir sur la braise<br /> La fumée dessine ce voile noir<br /> L’oiseau descend de son perchoir<br /> <br /> Quelques pas vers la terre promise<br /> Plus besoin de pleurer sur la banquise<br /> Le ciel n’est plus le bleu a vécu<br /> Gaby a froid Joséphine le sais-tu !<br /> <br /> Tout s’adonne à nos désespoirs<br /> Les saltimbanques broient du noir<br /> L’orage fait du dégât dans nos cœurs<br /> Plus rien ne nous blesse si l’on s’endort<br /> <br /> Quelques pas vers des gites sombres<br /> Plus besoin que brille la lumière<br /> Quelques rancunes quelques fleurs<br /> Un souffle d’ange il soutient la mort <br /> <br /> Quelques pas vers la fournaise<br /> Plus besoin de dormir sur la braise<br /> Paris bitume Paris poumon cancer<br /> Règne insipide la nuit règne éphémère. <br /> <br /> Le 16 mars 2009<br /> Giuseppe
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