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Depuis 2007, près de 1000 textes de l'écrivain et essayiste Gérard Larnac en accès libre. Une invitation à pénétrer dans son atelier littéraire, avec ratures et coups de gueule. Textes en devenir, expérimentations, projets de livres et de publications sur le thème de la littérature et de l'édition, de la philosophie, de la sociologie engagée et de la poésie.

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Désir de littérature

Avoir faim, mais vraiment, de littérature, c'est comme une envie de sexe dans une foule en prière.
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J
Mallarmé: donner un sens plus pur aux mots de la tribu. <br /> Bien entendu, une bille de verre vient cogner à mon chevet et ainsi décrire des circonvolutions dont je ne maîtrise ni la trajectoire ni le territoire. <br /> Mallarmé toujours: toute chose sacrée qui veut demeurer sacrée s'enveloppe de mystère. <br /> Créer du sens en le rendant sensible, perceptible et concret. Fidèle donc, à l'idée du cercle et de la ligne. Tout est rupture, mot, présent, écriture, littérature. La mort. La mort est une rupture nécessaire. Figurer parmi cette succession de signes est une mort si l'on peut dire. Ce qui est passé. Nous revenons sans cesse à la littérature, par écarts, car elle nous éloigne de la mort et nous conforte dans l'idée d'une communauté qui pré-existerait et supplanterait nos infinis respectifs.<br /> Je réserve quelques effets dilatoires...<br /> Demain. Assurément.
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G
Oui. Quand on dit Littérature est écart, c'est aussi un écart qui, parfois, revient. Un "détours", donc, dont on ramène les visions à la tribu. Des visions impersonnelles. Car Littérature fait aussi cercle. Voie de rupture vis-à-vis de la communauté, voie d'approfondissement de ce qui, au sein de la communauté, fait union.
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J
Tout ce qui est évident se passe de commentaires. La poésie bien au-delà de la littérature permet d'enfanter nos possibilités pensantes. Me laisser dire m'empêche de faire. C'est une sorte d'écorce d'agrume, les filaments. La poésie collée au monde, le sous-tend et l'initie.Une fois de plus mes mots ne m'appartiennent plus, ils me reflètent, voilà tout.
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G
Littérature est écart ; si c'est ce que vous entendez, bien à l'abri derrière votre tir de barrage de délirant saumâtre, vous êtes dans le vrai.
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J
Il s'agit là du dernier avatar de masturbation poétique. Soit. Par ailleurs, manger est un acte égoïste avoir faim répond non pas à une appétence cérébrale mais à une torsion gutturale qui trouve son origine dans une stase aboulique de notre hémisphère droit. Littérature éternel topos du moi se re-trouver se re-connaître assumer la tâche infinie du lecteur de l'auteur blasé des rancoeurs des pages blanches l'angoisse de la postérité de l'après... une envie de sexe toujours cette idée de rejet. Vomissez la littérature Gérard. Enfin foule en prière la boucle est bouclée, plaisir solitaire et inconséquent. Restez dans le fantasme du monde. Voyez ô combien votre blog est l'exemple même de la présente interrogation; un plaisir solitaire, une interface lésée par le rendu du clavier et la soumission foetale au commentaire d'une jeune femme qui vous livre un regard échu sur ce qu'elle nommerait une tromperie aboutie.
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