Depuis 2007, près de 1000 textes de l'écrivain et essayiste Gérard Larnac en accès libre. Une invitation à pénétrer dans son atelier littéraire, avec ratures et coups de gueule. Textes en devenir, expérimentations, projets de livres et de publications sur le thème de la littérature et de l'édition, de la philosophie, de la sociologie engagée et de la poésie.
Par Gérard
Le rire est en deuil ces jours-ci. Les amuseurs sont priés d'aller amuser ailleurs et l'ambiance est à la reprise en main. Bref Inter redevient une radio d'Etat. A la Courneuve hier, l'humour était plutôt du côté du chef du gouvernement venu parader en banlieue. Pour rigoler, un jeune s'est même fait passer à tabac et embastillé pour avoir lancé au nano-président "Casses-toi enculé, c'est chez moi ici". Ce qui rappelle le tristement célèbre "casse-toi pauvre con" (épitaphe sarkozien à un règne pour rien), rigolade qui, elle, est restée sans suite.
Savoir ne pas en rire. "La comédie précède toujours la tragédie", rappelle Zizek. Le rire, s'il n'est pas dû à la griserie de la libération, est alors son exact opposé : cette zone grise où nous prenons pour un divertissement critique ce qui n'est finalement qu'une figure de notre plus veule accommodement. Notre vichysme congénital.
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