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Depuis 2007, près de 1000 textes de l'écrivain et essayiste Gérard Larnac en accès libre. Une invitation à pénétrer dans son atelier littéraire, avec ratures et coups de gueule. Textes en devenir, expérimentations, projets de livres et de publications sur le thème de la littérature et de l'édition, de la philosophie, de la sociologie engagée et de la poésie.

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La Constance de l'imbécile (Finkielkraut pense)

Quand je veux lire un imbécile de haut vol, un imbécile de talent – j’entends : dont le talent réside dans la profondeur même de son imbécilité, je lis Finkielkraut. Cet enchantement dure depuis longtemps. Je n’ai jamais été déçu.

 

Ne voilà-t-il pas que le malheureux publie en cette rentrée  Un Cœur intelligent. Des notules de courte portée, fiches de lecture sur quelques romans sans aucun rapport entre eux (mais soit : nous admettons le désordre). Il y souligne la complexité romanesque contre le manichéisme des fables. Re-soit, bien que ce ne soit guère sympathique pour Esope ni La Fontaine. On voudrait bien le croire, le pauvre homme, si tout dans sa pensée ne se réduisait pas, précisément, à ce manichéisme de corps de garde qu’il n’a cesse de dénoncer. Arroseur maintes fois arrosé dont les propos partout le feraient passer pour ce qu’il est ; partout sauf à Paris, capitale des Trissotin gras, des Précieuses ridicules et des Tintin serviles.

 

Mais l’imbécile à trop vieillir sans repentance devient aussi méchant ; c’est bien connu. Le nôtre n’échappe pas à la règle. Et tandis qu’il se risque à une lecture apoplectique de La Tâche de Philip Roth, il conclut par l’antienne qu’il trimballe partout avec lui comme un étendard : « L’esprit anti-raciste qui souffle sur les campus à l’aube du nouveau millénaire n’est pas le fossoyeur du racisme, il est son héritier ». Comme le précise Robert Solé dans son papier du Monde (28 août dernier), « Un Cœur intelligent est un livre subtil ».

 

Car pour nous faire avaler que les encapuchonnés du KKK s’en sont allés voter Obama comme un seul homme, en effet, il faut un culot immense, une immense indécence ; un sens en effet « subtil » de la loufoquerie. On sait que depuis quelque temps notre berluré national prétend à qui veut l’entendre que l’antiracisme serait une forme (grave) d’antisémitisme. Cette thèse lui sert aujourd’hui de fond de commerce, de barnum philosophique. Et puisque le ridicule ne flingue pas encore sur les trottoirs de Saint-Germain, mon imbécile préféré a cette conclusion grandiose : «Etre homme, c’est confier la mise en forme de son destin à la littérature. Toute la question est de savoir laquelle ».

 

Toujours cette névrose de jugement dernier : c’est sans appel. D’abord, se garder de dire « Etre homme, c’est… » ; par hygiène. Ensuite, préciser que nous avons peut-être passé l’âge de nous prendre pour Fabrice del Dongo ou Emma Bovary ; de voir notre destin comme pure littérature. S’il savait vivre un peu, M. Finkielkraut saurait que ce n’est pas ainsi que se passent les choses. Qu’on ne lit pas exclusivement pour se reconnaître. C’est même le contraire. La littérature est avant tout embarquement. Celle-ci ne peut, stricto sensu, faire l’objet d’un choix préalable. Elle ne construit pas une identité : elle la défait. C’est l’ouvert, c’est un quai, on appareille ; qui peut dire quelle en sera la destination ? Si on le savait on ne partirait pas ; on resterait à terre. Nous voulons les vents de la diversité. Nous voulons les lumières neuves de l’autre homme. Littérature est ravissement : au sens d’un rapt. D’un enlèvement de soi-même pour parvenir vers des réalités dont nous ne soupçonnions pas jusqu’alors l’existence. C’est seulement à travers l’expérience d’une littérature qu’on la connaît pour sienne.

 

Quiconque choisit par principe « sa » littérature pour définir stratégiquement « sa » qualité d’homme est un dogmatique, un fanatique. Il se range du côté des haines et des absolutismes, de ceux qui brûlent les livres « autres » pour ne plus voir que l'idée qu'ils se font d’eux-mêmes. Finkielkraut, s’il n’était cet imbécile, serait un taliban.

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A
<br /> « Nous ne voyons pas les choses comme elles sont, nous les voyons comme nous sommes. » Verset compilé et écrit entre 586 av. J.-C. (...)<br /> <br /> <br />
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G
<br /> @zonek : votre intervention est de bon sens, et j'y souscris totalement. Je suis un raté haineux et sans doute même un brin antisémite. Et d'une névrose proche du masochisme. Je vous aime bien,<br /> zonek. Vous êtes détendant.<br /> <br /> <br />
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Z
<br /> Replaçons les choses dans le contexte : dépité du peu d'intérêt de la presse et du public pour ton livre, et jalousant l'accueil enthousiaste de toute la presse du dernier livre « un cœur<br /> intelligent » de Finkielkraut, tu fulmines et éructes ta haine sur ton blog : grand bien te fasse mais je doute que cette thérapie porte ses fruits!<br /> Ta « critique » commence par des insultes copieuses à l’endroit du philosophe, en le traitant d’imbécile dans le titre, puis l’introduction (3 fois !), et dans presque chacun des paragraphes. Voilà<br /> des arguments percutants, et tu dois penser que cette répétition valide ta thèse… hélas, elle ne signe que ton obsession anti-Finkielkraut qui vire à la névrose.<br /> Lorsque tu t’essaies à attaquer le fond du sujet - exercice plus difficile que l’insulte - tu te prends d’emblée les pieds dans le tapis : tu confesses n’avoir vu aucun lien entre les livres<br /> choisis par Finkielkraut… c’est dire si tu as bien compris son livre, puisqu’il y a pourtant un fil conducteur entre ces romans analysés : la complexité de l’âme humaine est mise en avant, sa<br /> singularité, et particulièrement comment les évènements extérieurs n’ont cesse de contrarier les projets de chaque individu. Mieux que la religion ou l’histoire, la littérature selon Finkielkraut,<br /> donne une réponse pour comprendre le monde, loin des idéologies manichéennes.<br /> On arrive ensuite au cœur de ton obsession anti-Finkielkraut: la dénonciation de l’antiracisme, variation du racisme… c’est son « fonds de commerce »… il ne devrait pas dire « être homme, c’est…<br /> ».<br /> Mais 3 lignes plus tard, tu écris toi-même, sans être mortifié par la honte, « S’il savait vivre un peu, M. Finkielkraut saurait que ce n’est pas ainsi que se passent les choses. »<br /> Quel magnifique poncif !!! Je préfère nettement la formule de Finkielkraut… puis tu embrayes sur un contresens complet de ce que dit Finkielkraut en lui prêtant des propos qui ne sont pas les siens<br /> : il n’a jamais dit que la littérature est une question de choix « préalable », mais qu’il y a des livres auxquels on revient inlassablement, des livres qu’on ne peut pas fermer et ranger… ce sont<br /> ceux-là qui façonnent notre destin.<br /> Ta conclusion tente enfin de faire passer Finkielkraut pour un intolérant (alors que son livre prouve exactement l’inverse, la découverte des nuances par la littérature), un bruleur de livres…<br /> quelle pitoyable démonstration… sacré Gérard, relis toi un peu, et ouvre les yeux un peu: s’il y a un dindon de la farce dans l’histoire, c’est bien toi !<br /> <br /> <br />
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G
<br /> A la tienne, Yaset !!<br /> <br /> <br />
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Y
<br /> Damned, j'ai un scoop !!! Sarkozy vient de faire anoblir Finkielkraut sous le blaze de Finkielkraut de Biques. QUESTION SUBSIDIAIRE: Que fera GAI OURS quand il sera grand ? REPONSE: Quand il sera<br /> grand, GAI OURS s'ra mineur. (Ben oui, ça relève de la private joke alsacienne. Désolé ce n'est même pas une blague raciste).<br /> <br /> <br />
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