Depuis 2007, près de 1000 textes de l'écrivain et essayiste Gérard Larnac en accès libre. Une invitation à pénétrer dans son atelier littéraire, avec ratures et coups de gueule. Textes en devenir, expérimentations, projets de livres et de publications sur le thème de la littérature et de l'édition, de la philosophie, de la sociologie engagée et de la poésie.
Par Gérard
L'Olympia, hier soir - averse sur les boulevards. Sur scène Return to Forever pour sa reformation après 25 ans : Chick Corea (claviers), Stanley Clarke (basse électrique,
contrebasse), Al di Meola (guitares), Lenny White (batterie) : les meilleurs à leur place. Et pourtant pas de numéro interminable de solistes, comme souvent avec les monstres : l'esprit de
groupe, à l'état pur. Planant au dessus du météoritique Romantic Warrior (1976) que je n'aurais jamais cru entendre "live", un set électrique, un set acoustique, les musiciens
étaient manifestement aussi ravis de se retrouver que s'il s'était agi d'une bonne blague - un bon tour joué au temps. Dans les années 70 Corea a inventé aux côtés d'un Miles Davis
(influencé par Jimi Hendrix) le jazz rock. Oui certes, bien un peu scientologue, le jeune homme - mais quel musicien (vu deux fois : avec Gary Burton du temps de Duet au
Campo Santo d'Orléans, en trio accoustique avec Avishai Cohen et Jeff Ballard au Parc Floral) ! Toutes les évasions du free sont là, les dérives déconstructivistes, les breaks
vertigineux, les éclats, les surprises, les changements de tempo, de climat ; avec un sens mélodique qui fait souvent défaut au genre fusion. Une déferlante
d'éblouissements sonores. Ah tiens, à deux rangs de mon strap Jean-Luc Ponty. Thanks, Men.
Site officiel : http://www.return2forever.com/
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