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Depuis 2007, près de 1000 textes de l'écrivain et essayiste Gérard Larnac en accès libre. Une invitation à pénétrer dans son atelier littéraire, avec ratures et coups de gueule. Textes en devenir, expérimentations, projets de livres et de publications sur le thème de la littérature et de l'édition, de la philosophie, de la sociologie engagée et de la poésie.

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Qu'est-ce que la poésie ?

cette irruption dans le silence, si soudaine effraction, mais sans l'avoir cherché - plongeur en eaux profondes à qui se découvre une cité engloutie - sauf que les rues s'animent - que les beffrois encore carillonnent à toute cloche - et qu'au fond du décor s'y distingue un petit personnage en tout point identique à toi-même.

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S
La basilique Saint Denis<br /> <br /> Devant son parvis, une jeune femme me tend la main ;<br /> Une pauvre âme, peut-être pas sincère elle pense au lendemain,<br /> Gitane d’un pays de l’est. Plus loin un homme m’ouvre sa gêne.<br /> Que diable, quelques pièces, cela ne ruine pas mon bas de laine. <br /> <br /> Lundi, onze juillet deux mille sept, il est presque dix heures. <br /> Un, rue de la Légion d’Honneur, à part quelques flâneurs,<br /> Ce sanctuaire est vide, et me semble comme endormi, sans vie !<br /> Sont-ce les rois ou les tombeaux qui n’attirent point à son parvis <br /> <br /> Pourtant, ce lieu est mystérieux et l’émotion y a son pôle.<br /> On passe de la nef à sa cour et de sa cour à la nécropole ;<br /> Les siècles de gloire et d’horreurs, se pétrifient en silence.<br /> Des gallo-romains à nos jours, vestiges d’or et de faïence.<br /> <br /> Tout un monde dort ici avec ces reines et ces rois fermer à clé, <br /> Mérovingiens, carolingiens et capétiens sont là enfin en paix,<br /> Morts oui ! Et Saint Denis, Maurice et Martin qui prient le Christ <br /> Ô que de batailles livrées à leur âme entre le bien et l’antéchrist. <br /> <br /> Dans un des caveaux, grille de fer forgé fermée, là dorment <br /> Princes et princesses, le sang meurtri et terni par l’égarement<br /> Des rois et reines, le cœur noirci d’inceste et de fratrie ignoble.<br /> Les revers de la médaille ne se soumettent pas qu’aux nobles !<br /> <br /> Les tombeaux sont alignés, gisent par-ci par-là à la face du sol ; <br /> La source de toutes les inspirations, est-ce la mort qui nous cajole.<br /> Dagobert, Le Bref, Carloman, et Isabelle de Philippe le Hardi ;<br /> Charles V, la Médicis. Des François, Des Louis, d’Anne et Henri<br /> <br /> Et cette dame Dieu, cette Reine Marie-Antoinette, guillotinée !<br /> Etrange je l’avoue, ici, j’ai ressenti l’émoi de son cœur affligé,<br /> Est sur son marbre noir poli, trois roses blanches fraiches de vie,<br /> S’y reposaient, abritées par un cône de papier couleur vert de gris<br /> <br /> Ô Saint Denis ! Nécropole royale aux sculptures somptueuses,<br /> Dernières demeures des Rois de France à l’antre capricieuse.<br /> Retraite d’une histoire aux blessures funestes qui vous ont unit !<br /> Auguste demeure des rois, du Christ, et le temps qui les sanctifies.<br /> <br /> Le 11 juillet 2007<br /> Giuseppe
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S
La poésie, tien c'est quoi ? C'est qui ? C'est pourquoi faire diront les blasés de tout genre ?<br /> Mais la poésie c'est l'Homme avec un grand H. L'homme, rien d'autre que cela. C'est l'homme qui enlève ses masques, ses parures, ses fards qui empêchent sa peau de respirer. La poésie c'est le calme avant la tempête, un coeur qui s'ouvre à toutes les plaies du monde. <br /> La poésie c'est la tendresse de l'âme, la soeur de la liberté, l'amie des malades, des incompris, des délaissés, c'est la contemplation de la nature et la constellation... La poesie c'est l'image de l'homme qui se reflète dans le grand miroir du monde et de la vie. <br /> "L'Homme ce diamant au mille facettes, à la couleur inestimable qui finit par oublier la valeur réelle de l'existence."<br /> Dans combien de pays les rues s'animent, dans combien de pays les beffrois sont à la hauteur de l'inspiration du regard où les cloches s'en donnent à coeur joie. J'aime tous ces petits personnages, dignes passeurs de leur poèsie. J'aime ces petits hommes qui se frottent à la grandeur des faux géants. <br /> <br /> Bonne journée.
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