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Depuis 2007, près de 1000 textes de l'écrivain et essayiste Gérard Larnac en accès libre. Une invitation à pénétrer dans son atelier littéraire, avec ratures et coups de gueule. Textes en devenir, expérimentations, projets de livres et de publications sur le thème de la littérature et de l'édition, de la philosophie, de la sociologie engagée et de la poésie.

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Les heures

Mon heure est venue Puis elle est repartie Qui de nous deux n'a donc pas su voir l'autre Depuis je vis sans heure Rincé de cette illusion Un peu à l'écart Rigolant sous cape
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G
DES FEINTES HEURES<br /> <br /> Un calendrier brûle<br /> L'environnement biodégradable<br /> Relâchant des vents<br /> De copeaux suisses<br /> Dans le brouillard des feux d'artifice<br /> Les éphémérides s'ajournent<br /> Au seuil blond des marées<br /> D'obsidienne et de plomb<br /> Quand le regard s'étonne<br /> De découvrir le mouvement
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S
Le temps qui passe<br /> <br /> Le temps qui passe amoindrit notre espace,<br /> Ensorcelle notre âme et se joue de notre humeur.<br /> <br /> Alors on ouvre une page froissée de notre livre,<br /> Et on voit vite défiler notre vie, et je suis surpris.<br /> <br /> Alors j’ouvre une porte, une minuscule porte,<br /> Et je vois s’engouffrer rapidement l’amnésie.<br /> <br /> J’ouvre mes mains et les tourne vers le ciel,<br /> Là, je vois des empreintes calleuses, un espace vide.<br /> <br /> J’ouvre tout grand mes yeux, rien que mes yeux,<br /> Et de là je vois que le monde est cruel, est-ce réel ?<br /> <br /> Le temps qui passe amoindrit notre espérance,<br /> Ensorcelle nos âmes et se joue de notre audace.<br /> <br /> Là, j’ouvre encore mes bras, rien que mes bras,<br /> Et je vois que tout m’échappe, quel dur combat.<br /> <br /> Ô j’ouvre péniblement la bouche, la langue brimée,<br /> Et n’ose pas parler, souvent seulement hurler.<br /> <br /> Parfois j’ouvre la fenêtre délabrée des souhaits,<br /> Seule la lumière se force à éclairer le quotidien.<br /> <br /> J’ouvre péniblement, une des pages du bouquin,<br /> Hélas ! Le souvenir qu’il me restera, fuira au loin.<br /> <br /> Le temps qui passe a fini par avaler mon quotidien,<br /> Il a ensorcelé mon âme et s’est joué de mon destin.<br /> <br /> Le 31 mars 2004
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