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Depuis 2007, près de 1000 textes de l'écrivain et essayiste Gérard Larnac en accès libre. Une invitation à pénétrer dans son atelier littéraire, avec ratures et coups de gueule. Textes en devenir, expérimentations, projets de livres et de publications sur le thème de la littérature et de l'édition, de la philosophie, de la sociologie engagée et de la poésie.

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Culture

Depuis Auschwitz, la question centrale devrait être : que faut-il ajouter à la culture pour qu'elle devienne conscience ?
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G
Merci en tout cas au poète canadien Jean-Marc La Frenière pour avoir fait de cette phrase une des épigraphes de son site<br /> http://lafreniere.over-blog.net/article-10847312-6.html<br /> bas de page
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M
C'est vrai que toute une vie est nécessaire pour mener ce débat. Donc, bonne chance dans vos recherches.
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G
Merci Mikel. Le propos ici est bien de poser la question, sans volonté d'y répondre trop vite. Le constat : la culture n'a pas suffit, ne suffit pas à produire un sursaut de conscience. Elle n'est qu'un instrument, non le sens dans lequel il faudrait utiliser cet instrument. L'art ? Mais Hitler était peintre. L'Allemagne nazie ? Un des phares de l'humanisme. La dégringolade me semble en partie liée à ce que j'explique dans mon Aparté sur Nietzsche, quelque part sur le blog. Quant à moi j'estime que répondre à la question posée me prendra l'ensemble de la vie qui me reste à mener.
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B
Tout d'abord je vous félicite pour vos écrits sur poétaille qui sont plus qu'intéressants. Mais je ne peux m'empêcher de continuer ce débat sur la culture. Voilà ce que je veux dire : les nazis, à mon avis, ne connaissaient pas réellement l'art, ils le mettaient au service du pouvoir, ce qui est différent.<br /> Les artistes, dépassés par les évènements, se sont repliés sur eux-mêmes, hébétés, et ils ont du faire des choix pour pouvoir continuer à s'exprimer.<br /> Si la culture ne peut devenir conscience, ne pensez-vous pas que la faute est à rechercher dans le travail et l'économique plutôt que dans la mémoire historique ?<br /> Car désormais, on ne peut faire fi de l'individualisme et de la solitude des hommes, après cet échec des idéologies qu'a connue l'histoire.<br /> Amicalement. <br /> Mikel.
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G
Total accord sur l'accent que vous mettez, Benoit, sur la nécessité d'une éducation pour tous, non dans le sens d'un verni, mais au sens d'un être-ensemble. Mais je nuancerais sur "Hitler = raté", "Nazis=fous". A trop pathologiser le phénomène on écarte ce fait : la culture, l'art, la haute civilisation, la raison, la rationalité productiviste, tout cela a participé selon leur propre pente à la mise en oeuvre du totalitarisme génocidaire. Il n'y a pas que folie, malheureusement ; le nazisme est un programme parfaitement rationnel. Comme le stalinisme, il est marqué par cette certitude que l'homme peut parvenir au dévoilement total de la réalité, à la "solution finale". Et il n'a pas manqué de grands et beaux esprits pour, sinon le favoriser, du moins s'en accommoder.
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