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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 11:40

 

 

On écrit parfois pour retrouver la fluidité du monde. Lorsque la vie nous ramène à l'improviste auprès d'elle, plus besoin d'écrire. L'Art n'est un mot que dans le langue de ceux qui ne vivent pas naturellement de façon artistique.

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 17:29

 

"Si tu veux être poète, découvre une nouvelle façon pour les mortels d'habiter la terre"

 

Lawrence Ferlinghetti ("Poetry as Insurgent Art") 

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 15:36

 

Dans un pays assez fou pour fantasmer sur les danger de devenir musulman rien qu'en mangeant de la viande Hallal, chacun protège sa sacro-sainte identité à proportion exacte de son insignifiance.

Pourtant le processus d'altérisation, ce devenir autre, est à la base de toute connaissance, de tout apprentissage. C'est pour devenir autre qu'on apprend. Savoir, ce n'est pas bâtir une citadelle, c'est au contraire sortir de soi.

 

Lorsque l'individu saura retrouver le chemin de l'altérisation, il reprendra goût non seulement au savoir mais surtout à la rencontre, au respect de l'autre.

 

On ne naît complètement que de cette langue étrangère que l'on porte au fond de soi, et qui ouvre des mondes. 

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 11:19

 

 

 

Modifier les perspectives c'est inventer un monde autre.

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 12:30

 

 

"On se fait des illusions. Ecrire un roman est une activité aussi pitoyable qu'assommante. N'importe quel individu doté d'un minimum de sens commun détestera ça..."

 

Steve Hely, "Comment je suis devenu un écrivain célèbre" - Sonatine Editions, 2009.  

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 07:21

 

 

Objet non datable, non situable. Rouleau. Parchemin. Néo-livre.
Route qui déroule, 36 mètres, son pavage de mots.

Lorsque tout est foutu mais qu'il faut vivre encore, alors on s'invente des Dean Moriarty. Des fous de lectures, des fous de jazz, des fous de sexe, des fous de rencontres, des éveillés, oui, intoxiqués à mort, affamés, affamés comme des hordes barbares, grands initiateurs, gardiens de la source vive de nos ferveurs.

Et le chien l'a mangé.

La fin du rouleau de Jack. Le point final, il était donc impossible.
Potchky, le chien de Lucien Carr, il l'a avalé.

La route n'a pas de fin.

Le rouleau non plus.

 

 

 

"Sur la route de Jack Kerouac" présente jusqu'au 19 août le rouleau original de On the Road

Musée des Lettres et Manuscrits
222 boulevard saint-germain
75007 Paris

 

http://www.museedeslettres.fr/public/

 

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 09:39

 

On se souvient de la superbe entame de Lévi-Strauss dans Tristes Tropiques : "Un bruit surexcité trouble à jamais le silence des mers". 

 

Retrouver ce silence. Fait de tous les divers assemblés. Au-delà de l'Homme, de sa présence, de ses projets, au-delà même des contingences de sa conscience. Ce qu'il aurait à nous dire, ce silence-là.

 

Je n'ai jamais voyagé que pour m'en approcher un peu, que pour lui offrir toute mon attention.

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 18:38

 

 

De par sa nature même d'objet physique, le livre, de même que la revue papier, possède une vertu effractive qui échappera toujours au web et à l'univers de la dématérialité électronique.  

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 11:09

 

 

 

La poésie est morte, vive la poésie !

Certains se sont émus d’un article récemment paru dans Le Monde qui semblait enterrer la poésie, genre littéraire jugé passéiste et ringard, tout en reconnaissant certains de ses surgeons tardifs : le slam par exemple, version remise au goût du jour en 1986 par Marc Smith de la poésie orale que professaient déjà les Beats dès 1955 à San Francisco. Ou pourquoi pas la publicité.

 Situation d’un genre mal aimé : à l’extérieur, la poésie suscite au mieux  l’indifférence du public (on compte plus de poètes que de  lecteurs de poésie), au pire l’agacement devant un élitisme confus, un nombrilisme névrotique vaguement niais, un ressassement thématique convenu, une pose sans influence notable sur le cours des choses. A peine 600 parutions par an pour des tirages ultra-confidentiels et une économie impossible. D’autres pays, comme la Norvège, offrent des bourses aux poètes, et l’Etat achète pour les bibliothèques un bon millier d’exemplaires par parution. Ce n’est pas le cas de la France où le seul énoncé de l’activité de poète provoque invariablement des pincements de nez et des sourires compassionnels.

A l’intérieur, la poésie compte autant d’experts en poésie que de poètes, tous prompts à offrir des définitions plus péremptoires les unes que les autres. La poésie, c’est… Violence plus que sagesse au programme : car il n’y a pas plus avide de pouvoir et de reconnaissance que les acteurs qui oeuvrent dans les  univers symboliques. J’ai pour ma part toujours préféré un salopard commerçant ou homme d’affaires à un salopard poète. A celui-là je ne trouve aucune circonstance atténuante.

Le culte de l’acte, de l’action, a démonétisé la parole. Il faut retrouver là ce vieux vocable de khâgneux : l’effet « performatif » du langage est précisément ce moment où dire, c’est faire (Relire Austin).  Si la mode persiste encore  à cliver la parole et l’action, on sait que ce n’est là qu’idéologie visant à instaurer le diktat de la raison instrumentale, et donc obéissante, méprisant les désordres créatifs de plus hauts territoires de l’esprit.

Retrouver des clartés, c’est se désengager de la langue courante, surabondante et cadenassée, des média. Sartre : « Le poète est celui qui refuse d’utiliser le langage ». Sortir de l’instrumentation du sens, toujours contingent. Revenir vers l’opaque de la langue, errer dans son inextricable, ainsi que le préconisait Edouard Glissant. Ne pas « vouloir dire » trop tôt. Inventer des usages imprévus ; et que dans cet imprévu se reconnaissent de nouvelles tribus.

La parole poétique possède une vertu curative et libératrice. C’est ce que démontrent les ateliers d’écriture en milieu carcéral, qui produisent des effets étonnants. C’est la dimension « chamanique », voyante et guérisseuse, de la langue.  Une dimension aujourd’hui oubliée, où ce qui compte n’est ni le mot ni sa signification, mais l’état d’esprit qu’il suscite chez celui qui écoute.

En attribuant le Prix Nobel de Littérature au poète suédois Tomas Tranströmer, l’époque reconnaît  à la poésie sa place, même si elle hésite : musée ou mausolée ? Pourtant tout indique que la poésie résiste bel et bien : dans un graffiti spontané sur un mur, une affiche détournée, une faille de la langue qu’un quidam a tenté d’élargir. 

Quant au web, il maintient à son plus beau niveau l’exigence poétique, que ce soit chez Poézibao, Terre des Femmes, Les Cahiers d’Eucharis…  A suivre ces impeccables travaux en ligne on se dit que la poésie n’est décidément pas prête de fermer ses portes pour cessation d’activité.

Car il faut se souvenir, en ces temps de basse politique, qu’avant d’être un slogan, « Changer la vie » fut parole de poète, et pas des moindres. Arthur Rimbaud est passé par là.  

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 11:29

 

 

 

La leçon que nous donne finalement la pensée économique pourrait se résumer ainsi : toute vérité ne prend son sens qu’au regard du contexte et de l’évolution dans lesquels elle s’inscrit. Elle n’est pas vraie en soi, mais en situation, dans l'entretien d'une relation avec le monde qui l'entoure.

Il n’y a pas de vérité. Il n’y a que des moments interactifs de vérité.

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