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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 13:39
Dans cette "terre sans peuple" ta voix remplit l'immense désir des hommes pourtant là, Mahmoud Darwich. Tu es comme le désert aux foules invisibles. Le goût d'une eau sauvage.


Ecouter Mahmoud :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/mahmoud%2Bdarwich/video/x3a2ya_darwich-a-lodeon-couverture-france2_creation

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/speciales/fiche.php?diffusion_id=65308
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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 17:13
Celui qui vient avec la parole juste passe plus de temps à se faire pardonner de dire le vrai qu'à convaincre les incrédules.
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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 00:13
Le chant est la nudité de la voix. La poésie celle des mots. Avec pour tout vêtement le fil de l'horizon marche, marche - jusqu'à ce que ta route s'imprécise
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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 16:55

Vu le film de Patrick Bouchitey Imposture (2005). Un prof de lettres, Serge Pommier, par ailleurs fort brillant critique, enlève l’une de ses étudiantes afin de s’approprier la paternité du roman remarquable que celle-ci vient tout juste de lui soumettre pour avis. La publication du livre est un succès. Mais déjà on presse le romancier d’en publier un second qui, juré craché, ne devrait pas manquer d’obtenir un Prix littéraire très convoité. C’est que la reconnaissance sociale répond à une arithmétique connue, quelques règles suffisent. Mais il faut un nouveau livre. Pommier impose donc à la séquestrée la rédaction de ce nouvel opus. Une étrange relation, par la force des choses, s’instaure alors dans la durée.

 

Bouchitey nous livre là un double portrait de l’écrivain. Pas plus la connaissance que le commentaire ne parviennent à « faire Art ». En dépit de son bagage, devant sa page blanche Pommier est sec, irrémédiablement. De cette banalité il ne sort que par l’imposture. C’est la première figure de l’écrivain, sa part visible : on parade dans les talk show, on dédicace, on fait l’auteur à succès. Mais cette médaille a son revers ; celle de ne pas être écrivain pour de bon.

 

Pour obtenir son Prix, Pommier doit en produire un second, sous très brève échéance. Tel est le malheur de l’écrivain dans la société du spectacle : il doit fournir à l’heure, il vit au rythme de sa promotion et non au rythme de sa création. Il est dépossédé du temps de sa propre écriture.

 

Laetitia Chardonnet incarne au contraire la part secrète : figure de l’écrivain en séquestré. Dans sa cave, enchaînée, elle avance dans sa privation de liberté vers une libération plus haute : libération d’une écriture qui va jusqu’au bout d’elle-même, portant un récit plein de talent. Rythme du corps. Rythme des saisons. Rythme du clavier. Nous sommes dans le temps long d’une écriture de haut fond.

 

Le film de Patrick Bouchitey montre en quoi ces deux figures de l’écrivain n’en forment au fond qu’une seule : à la fois Une et incompatibles. L’étudiante est du côté des forts : elle descend dans l’arène, elle s’affronte à son malheur, et traversant l’épreuve fait advenir l’œuvre d’art ; car elle connaît le temps de l’œuvre. Le professeur, lui, est du côté des faibles. Il se contente de l’écume des choses ; et celle-ci finit par le balayer.

Une magnifique métaphore de l’écriture, cet enlèvement de soi pour parvenir au livre, au vrai.
   

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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 12:42
Des traces de vie sur Mars ? Et alors ? Cette manie de chercher  la vie ailleurs alors que nous ne l'avons toujours pas découverte ici-bas ! 
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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 18:15

Quand la pluie tombe avec tant de justesse que l’on dirait un chant. Galerie souterraine des carrières troglodytiques de Vignemont, à Loches (Indre et Loire). Depuis les romains on extrait là la pierre de tuffeau, qui blanche étincelle aux façades du Val de Loire. Choc : devant la beauté plastique, mais plus encore par la poésie chamanique des « Songs sculptures » de Will Menter, musicien et plasticien : gouttes d'eau tombant sur des lames d'ardoises, bulles d'air jouant dans des bambous, vents dans des lames de merisier... Geste parfait des éléments entre eux.
Quand l’esprit s’accorde au temps, qu’il reste fidèle aux échos de la terre, à la fugace éternité des choses lorsqu’elles se font conscience, que la beauté se fait source (loin, loin du foot, coupe d’europe, laideurs enchauvinées du moment).
Quand la terre parle à l’esprit, que l’esprit parle le même langage que la terre, de puissance fécondante à puissance fécondante ; on écoute. Longuement. On entre dans ce mystère qui est aussi notre seule origine. Le Temps du Rêve. Tu y es.  

 


Le site de Will Menter :  
  http://www.neufportes.net/

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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 08:17

et j'ai vu certains soirs comment l'Etat transforme nos rues en lieu d'hécatombe, comment on boucle les issues, comment on encercle sur une place les jeunes contestataires tout ébaubis d'eux-mêmes venus faire fête à la liberté, terreur sanglante des commissariats tard la nuit - rafle
et aussi comment les partis extrémistes n'imposent pas leur haine à la foule, combien au contraire c'est la haine mortelle de la foule qu'ils se laissent imposer afin de lui donner un ordre, un sens, une direction
et aussi certains soirs ma propre lâcheté, disant "tout ça je préfère ne plus y penser"
  

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 20:19

 La piste : où elle te mène c'est un espace entre les espaces, un lieu où le rêve et le réel ne sont plus des catégories efficaces, où le moi ne se fonde plus dans la négation du tout autre, où les directions ne comptent pas - c'est autre chose qui se joue. Pas un  "voyage" : une méditation.

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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 18:34

Première rencontre avec mon éditrice à bord de La Boudeuse, un superbe trois-mâts taillé pour les escapades transocéaniques. L'occasion : la sortie en poche du livre L'Esprit d'aventure.

Du pinard au tonneau, des écrivains, des journalistes, ciel bas chargé d'embruns - nous sommes à Paris, à quai, face à la Bibliothèque nationale. Vais-je finir par embarquer vraiment dans cette vie d'écrivain que je mène depuis si longtemps comme un marin à terre ?




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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 16:39
J'entends encore le rire de cet auteur à propos de l'insuccès de ses premiers romans, expliquant : "A l'époque ce que je faisais était trop signifiant". Devenu insignifiant le voilà aujourd'hui enrichi - et bien gras.
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