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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 16:06

La culture ancienne ne voyait que la coïncidence des événements entre eux ; du coup elle en conçu la pensée magique, puis religieuse.

La culture moderne ne voyait que la logique des événements entre eux ; du coup elle en conçu la pensée rationne
lle.


La culture à venir verra peut-être la vérité ; du coup elle en concevra une pensée à la fois magique et rationnelle. La lucidité est à ce prix.

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 16:35

La vie ne vaut que le droit de s'en foutre.

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 09:51

Il faudra, pour pouvoir aller vers l'Autre, passer de la tolérance à la rencontre, du dialogue à l'inspiration, de l'acculturation assimilatrice à la créolisation véritable.

Gérard Larnac - novembre 2014.

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 10:43

Dépressif ou répressif, notre rapport au changement a oublié le cadeau qui nous est fait : car la nouveauté, c’est la vie ! Pourquoi faudrait-il en avoir peur ? Au diable les repères anciens et leur sécurité de taupinière : quand c’est l’ouvert qui nous est promis. Voyage au pays du possible.


Le changement est partout. Il affecte tout : les modes de vie, les structures, les idées, les individus… Bref, comme on disait naguère, « tout fout le camp ». Les repères habituels n’ont plus cours. Il faut « s’adapter ».

Oui mais : comment faire ? Il n’y a pas trente-six façons de s’adapter au changement. D’après la philosophe Catherine Malabou, il en existe trois. Soit le sujet résiste au changement et refuse obstinément de se laisser transformer, lui et son environnement : c’est la façon rigide. Soit le sujet accepte totalement de subir la métamorphose, renonce à son état antérieur et adopte les nouveaux contours de son identité : c’est la façon malléable. Soit le sujet négocie avec la nouveauté, et décide de transformer ce qui le transforme pour l’adapter.

Chez Hegel, cette troisième posture est dite « philosophique ». C’est celle qui entend utiliser l’énergie du changement de façon créative, et non passive. De même que face à une vague la survie dépend de l’attitude : on peut surfer dessus ou s’y noyer. L’attitude efficace consiste donc à ménager une marge d’initiative face aux nouvelles figures de la nécessité. C’est ce que Hegel nomme la « plasticité ».

La faute à ne pas commettre, et que l’on commet allègrement depuis dix ans, est double : elle consiste à voir l’individu comme une matière « flexible » (adaptable aveuglément, voire soumis), et à considérer le futur comme un facteur de contraintes inévitables. Tout tient au contraire dans les marges laissées à l’un comme à l’autre : le sujet reste maître de son choix, le futur ne s’écrit qu’en marchant et n’est pas un bloc constitué par avance. Tout se construit dans l’interaction. A travers la chorégraphie permise par le concept de plasticité où avancent l’un vers l’autre, dans un mouvement concerté mais non contraint, l’homme et le monde, le temps présent et le temps qui vient.

L’impératif catégorique de « s’adapter » absolument et strictement à un nouvel ordre des choses, par ailleurs mouvant et non strictement défini, tient de l’injonction paradoxale. On ne peut s’adapter qu’à ce que l’on connaît. Or ce qui vient reste en grande partie méconnu ; pensez qu’aucune « agence de notation » n’avait prévu la crise des subprimes qui a emporté la planète, quand les mêmes entendent désormais dicter le contenu et le rythme des réformes ! S’adapter d’accord ; mais à quoi ? Au lieu de rigidifier les cases et de normer toujours plus nos technostructures, on devrait au contraire laisser des vides, du jeu ; c’est par là, et par là seulement, que s’insinue le possible. On n’a pas autorité sur l’avenir, et ce n’est pas en prenant des mesures contraignantes que l’on peut avancer vers lui. Par contre l’attitude que l’on adopte à son égard le modifie en profondeur. La grande stupidité de l’époque que nous traversons consiste à prétendre que les choses sont déjà toute écrites ; qu’il suffit de flexibilité ici (côté citoyen), de rigidité là (la fameuse « rigueur » politico-économique).

Tout se passe comme si l’on vivait sous le postulat que « tout est écrit à l’avance », alors que « tout est en cours d’écriture tout le temps ». La vie est une invention permanente. Elle ne saurait en aucun cas se résumer à ces quelques diktats répressifs auxquels on voudrait soumettre nos contemporains.

La liberté de l’individu est à repenser comme un enjeu qui aura été, dans la bataille, considérablement perdu de vue.

Gérard Larnac copyright 2014.

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 09:54

Chaque geste en cette vie contient autant d'ironie et de détachement qu'il en a fallu au monde pour devenir lui-même.

Gérard Larnac

("Petits attentats littéraires")

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 09:06

Nous devons à nos pieds d'être devenus des êtres capables d'éprouver le sentiment amoureux. Ou plutôt à la station debout qui nous fit quitter le monde de l'odorat, sens de l'immédiat et de la pulsion, pour celui de la vision, sens de la distance et de l'individuation. Naissance de la sublimation, naissance du désir. Debout nous avons regardé l'autre, en avons perçu la singularité; nous ne l'avions jamais vu. Et dans l'approche suscitée par ce loin, nous avons ressenti le vertige bienfaisant de cette chute nouvelle, lorsque nous tombons amoureux d'une personne, et d'une seule.

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 08:55

 

 

L'Etat d'Israël est une victime devenue monstrueuse à force d'exiger réparation.

 

 

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 12:43

 

Et si la grande révolution annoncée dans le monde du livre, ce n'était pas le e-book mais le livre à compte d'auteur ?

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 16:16

 

C'est au coeur de la tempête que s'affirme le cap !

 

 

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 14:56
Un anthropologue étudiant une tribu d’Afrique proposa un jeu aux enfants : il plaça une corbeille de fruits près d’un arbre et déclara que le premier arrivé remporterait tous les fruits. Puis il donna le signal de la course. Quelle ne fut pas sa surprise de constater que tous les enfants couraient en se donnant la main, et qu’une fois arrivés ceux-ci partagèrent équitablement les fruits entre eux ! Lorsque l’anthropologue leur demanda la raison de leur comportement, les enfants répondirent : « Ubuntu ! ». Ubuntu, dans la culture locale, signifie « Je suis parce que nous sommes ». A quoi bon un vainqueur unique, si tous les autres sont malheureux ? Dans son livre programmatique « Une nouvelle conscience pour un monde en crise – vers une civilisation de l’empathie » (Actes sud-Babel, 2012), Jeremy Rifkin commence par décrire le soir de Noël 1914, lorsque les soldats ennemis sortirent peu à peu de leurs tranchées pour venir chanter et trinquer ensemble – des dizaines de millier d’hommes pactisant paisiblement sous la lune froide au milieu du champ de carnage. L’humain triomphant, même pour un temps si bref, de la guerre, des ordres et du chaos. L’empathie comme fondement des relations humaines est certainement l’une des bonnes nouvelles les moins colportées. Parce qu’elle remet en question l’ensemble de nos idées concernant le « vivre ensemble », et contrevient à l’idéologie dominante de la compétition qui promeut depuis toujours, et tous domaines confondus, les plus violents, les plus roublards ou les plus assurés d’entre nous, au détriment de toute autre qualité. Un néo-darwinisme superficiel a ainsi pris l’habitude de régner sans partage sur notre façon de concevoir la marche de la société. Le darwinisme social, théorisé par Herbert Spencer et selon lequel « toute protection des faibles est un handicap pour le progrès social », fut dénoncé par Darwin lui-même. Si celui-ci a bien parlé de « sélection naturelle », il n’en a pas moins souligné que la sociabilité et l’empathie étaient aussi des moteurs de l’évolution. Le darwinisme social, lui, servit de caution pseudo-scientifique au racisme, au colonialisme, à l’eugénisme, au sexisme, au nazisme et même au paternalisme – pour ne rien dire de certains modèles économiques toujours en cours. Il faudrait un faible puisque il faut un fort, un perdant puisque il faut un vainqueur. Et l’un comme l’autre méritent leur sort, comme si les règles du jeu étaient dès le départ les mêmes pour chacun. Dans cette pensée viciée, fautive et mensongère s’enracinent une bonne part de nos archaïsmes contemporains. En 1996, un neurologue de l’université de Parme, Giacomo Rizzolatti, fit par hasard une découverte majeure qui, là encore, fut étrangement passée sous silence. Etudiant chez le singe l’activation de ses neurones tandis que celui-ci ramassait une cacahuète, il fut surpris de constater une activation identique lorsque le singe observait le scientifique en train de ramasser lui-même une cacahuète. Cela tendait à prouver qu’il existe un transfert des aires visuelles aux aires motrices. La compréhension d’une action apparaît comme une intériorisation où celui qui observe fait l’expérience de l’action à laquelle il assiste, comme s’il l’accomplissait lui-même, afin d’en percevoir l’intention. Les neurones ainsi concernés furent baptisés des « neurones miroirs ». Ils furent également découverts chez l’homme en 2010. Aussi appelés « neurones empathiques », leur stimulation permet à chacun de comprendre l’action à laquelle il assiste (à la fois ce qui est fait et pourquoi cela est fait) en ressentant lui-même ce que ressent l’autre. Les « neurones miroirs » permettent d’articuler l’action et la représentation. Ils entrent également dans la genèse du langage en tant qu’ils permettent le partage d’une signification. En cela ils seraient à la racine de l’intersubjectivité, c’est-à-dire de notre rapport (compréhensif) aux autres. Pour confirmer ces découvertes, on a également découvert qu’un défaut de neurones miroirs était largement impliqué dans des pathologies telles que l’autisme ou la schizophrénie. Ces « neurones miroirs » ne vont pas sans poser des problèmes sociaux. Si l’imitation du désir de l’autre renforce mon désir, elle peut également être source d’orgueil, de rivalité et de violence. Mais cette dimension mimétique est aussi un puissant stabilisateur social, favorisant le conformisme et la soumission. Cependant ils sont aussi ce par quoi cet autre placé devant moi m’importe et m’enseigne quelque chose. Voilà pourquoi nous vivons en société. De récentes études démontrent que les personnes à statut social élevé font preuve de moins d’empathie que la moyenne, allant jusqu’à des comportements franchement antisocial, ou encore une forte tendance à s’attribuer des mérites qu’ils n’ont pas (« je me suis fait tout seul »). Cependant des expériences (Paul Piff, Berkeley) démontrent que lorsqu’une personne à statut social élevé joue un rôle de pauvre dans des jeux, elle retrouve naturellement une attitude plus empathique. L’ancien monde voulait produire et transformer. Le nouveau entend préserver et partager. Les deux logiques ne sont plus compatibles : il faudra donc que quelque chose se passe. Pour Jeremy Rifkin, pas de doute : « la civilisation empathique est en train de naître ». Serions-nous en train de redécouvrir la sagesse de l’Ubuntu ?
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