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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 17:29

Suis comme un vieux bluesman du delta qui joue, inlassable, à l'écart, la même suite d'accords qui fascine son esprit depuis toujours. Parfois on parle de moi et on cite mes trucs, sans doute on me croit mort, ça n'a pas d'importance. Alain Brossat dans son livre "La Paix barbare", Le Monde diplo de l'été dernier (pour mon article sur le rire), une conférence UNESCO au Québec, un cycle de philosophie à Budapest, un article sur le site de Radio Canada, une licence de sociologie à Caen, une licence de géographie à Nancy... Un quotidien d'Afrique Noire a même abondemment cité La Police de la Pensée pour contester son propre gouvernement... Les échos m'en reviennent, j'en suis le premier étonné, continue ma suite d'accords, le regard sur le Fleuve impassible. Mes notes, je les laisse voler. Elles me traversent. Elles ne m'appartiennent pas. Elles vont avec le vent.

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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 18:15

J'aime bien Michel Onfray. Le type, pas l'oeuvre. Respect pour son Université Populaire, à Caen - ville où nous nous sommes peut-être croisés au cours de fêtes païennes sous la pluie, ou fumant les herbes rares au pied du Phénix, au siècle dernier. Allez savoir pourquoi, j'éprouve une amitié instinctive pour cette espèce de ferveur froide qui lointainement semble l'animer. Seulement, trop souvent, ses livres sonnent faux, au bon Michel. La philosophie est-elle à ce point compatible avec l'air du temps et la pose avantageuse ? Pas sûr. Quant à l'anti-philosophie qu'il professe, elle n'est souvent que pure anecdote d'étourdi sympathique. Bref je ne crois ni à son hédonisme, tarte à la crème bourgeoise style "parce que vous le valez bien", ni à ses volcans. S'il fume, je crois l'avoir écrit, ce serait plutôt à la manière des cheminées d'agrément. Rien de révolutionnaire, donc ; Onfray est un propret. Mais en lisant sa "Théorie du Voyage", entre deux poncifs et quelques idées sur un sujet qui ne l'inspire guère (maudites commandes d'éditeurs ! ) je trouve ça, et ça me comble : "D'un voyage ne devraient rester que trois ou quatre signes, cinq ou six, guère plus. En fait, autant que les points cardinaux nécessaires à l'orientation". Pas mal. Même si, bien sûr, j'aurais préféré que le passage s'achève sur le mot de "désorientation"...

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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 18:58
7000 ans le trait sous le soleil des pierres
si net
gardien de l'âme animale
qui nous dit ce loin
ce dehors
l'esprit qui rencontre le temps
monte avec la lumière
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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 23:30
Il se peut parfois que la chose délaisse la vérité où on pensait l'avoir fixé une fois pour toute et qu'elle se mette à errer.
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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 15:12

Si un homme portant la liberté sur ses épaules venait à toi, le déchargerais-tu de son fardeau, en prendrais-tu ta part ?

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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 15:11

68 : la liberté est un vin gai qui n’exclue pas les vomissures.

 

 









 

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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 15:10

 Le Pouvoir « représentatif » n’aime pas que la rue parle à sa place. Notre « démocratie » n’est encore qu’un concept technique sans fondement réel, permettant à une oligarchie le partage des richesses (matérielles, symboliques, spirituelles) sous couvert de gestion efficace du consensus.

 

 

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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 21:21
"- Votre mot préféré ?
  - La sollicitude", répondit-il.
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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 18:44

D'abord  c'est une pensée qui flotte autour de vous, une pensée sans objet, ce pur désir d'elle-même qui la porte comme un courant ascendant. Pour peu que des mots paraissent, aussi brusques, aussi aléatoires soient-ils, voilà qu'ils se prennent dans ce tourbillon, entrent à leur tour dans cette aspiration - cette danse. De ce tourbillon parfois naît une phrase : parfois elle ne vaut rien, pareille à ces pierreries qui, une fois remontées à la surface du torrent, s'avèrent de vulgaires cailloux. D'autres fois c'est une de ces phrases qui n'avaient jamais été écrites, et qui attendait son heure - et vous dîtes "oui, pas mal". Mais celle que vous importe, vraiment, est celle qui conserve quelque chose de ce silence ascensionnel qui lui a donné son impulsion première. La phrase qui en porte trace, alors oui, celle-là, gardez-là. Comme un talisman.

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 17:29

Notre époque ne marque pas seulement le triomphe du hors texte sur le texte, elle marque surtout l'effraction du hors texte au sein même du texte auquel il prétend définitivement se substituer.

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