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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 11:25

 

 

Je cherche un principe de délicatesse et de raffinement qui serait aussi un principe général de subversion.

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 11:14

 

 

Le mot transforme la chose en cause et le monde en projet.

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 07:33

 

 

 

 Ah, l'écriture ! Il faut savoir descendre du bateau pour aller explorer ce continent inconnu où elle nous a mené.
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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 06:15

 

Plus besoin d'écrire le poème.
Je suis le poème.
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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 11:50

 

 

Au bout de tant et tant d'écriture, brûler tous les ponts, trouver un plus, un encore, un autrement.

 

Tous ces efforts que j'ai du produire pour écrire et publier ces quelques textes m'ont masqué une réalité dont je m'efforçai sans doute de détourner les yeux : la littérature ne possède plus aucune énergie transformatrice, plus de jus artistique, plus de capacité à ouvrir des mondes. Les débats qui l'animent sont stériles, les industries qui la produisent sont inanes, les hommes qui l'incarnent sont devenus risibles.

 

Au fond la société des loisirs a donné assez de temps au quidam pour que celui-ci se mette en tête de devenir écrivain. "Tous écrivains !". On y est. Où le rare, où le libératoire, où le dehors ? La littérature n'est plus qu'un vaste vide-grenier où chacun expose ses intimités dépareillées ; l'usure, partout.

 

Renvoyé le raz d'eau de la littérature ; je suis en quête d'autre chose. Là où subsiste encore du risque, du sauvage, du possible.

 

Là où mes pas me portent - m'ont toujours portés.

 

Dehors.

 

 

 

 

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 11:02

 

 

                                                   Lettre d’Alonissos

 

                                                                                                     par Gérard Larnac

 

 

  P1060477.JPG

  

 

 

 

 

J’habite le point le plus haut, ici, à Alonissos. Un balcon dans la lumière, parmi les îles.

 

Tout autour la mer Egée, légère, où flottent encore, et si fièrement, tous les rêves d’Icare, tous les désirs des Argonautes. Le plein été infuse en moi ses parfums de pinèdes et de vents hauturiers. D’ici je tiens les deux côtes sous le regard, le bleu profond de l’ouest, l’acier brûlant de l’est où vibrent les reflets infinis du soleil.

 

A chaque seconde le paysage s’éveille à son mystérieux pouvoir de guérison et d’apaisement.

 

Sur la place du village le chant amical des cigales couvre le murmure des conversations, sous les tonnelles. Les ruelles ont tissé avec le vertige un pacte de confiance pour laisser éclater une beauté terrible, d’une radicale sauvagerie.

 

Parfois, passées les heures les plus chaudes, une femme en robe légère descend le sentier pour aller se baigner nue dans le lointain des criques.

 

Sur le ferry l’autre jour Anne me fit remarquer la présence des dauphins. J’en dénombrai trois. Ils croisèrent notre sillage, vivant salut des profondeurs marines.

 

Si les pierres pouvaient parler elles diraient, elles, ce qu’est le réel, simple et là, sans pose ni poème, juste ce qui va là, ce que c’est – rien de plus.

 

Ici la moindre maison effondrée a été transformée en féérique taverne à ciel ouvert. Nulle part comme en Grèce ne s’accordent autant la ruine et la vie.

 

Je suis peut-être de la génération de ceux qui verront disparaître le livre. Mais après tout que m’importe le livre, si ce qui doit être dit continue à se dire. La plus belle écriture est la trace évanescente qui éveille la conscience et épanouit la sensation.

 

Tatziki et olives noires, un verre de cet excellent vin blanc bien frais ; mon régime alimentaire ne supporte que l’entorse de l’ouzo, quand vient le soir.

 

Par les escaliers aux marches blanchies à la chaux le vieil âne transporte à pas trébuchant toutes sortes de charges, des poubelles du matin aux caisses de bière en fin d’après-midi. Entre les deux on peut le voir qui broute, paisible, attaché à son arbre, sur son arpent avec vue.

 

Non loin de là, dominant la mer, le petit cimetière, tout en blanc, éclate de fleurs multicolores – supplique pour être enterré ici, au cimetière d’Alonissos, parmi ces fleurs, ce vide gigantesque  et ces grands vents du large.

 

Nul n’était nécessaire au monde. Nous sommes venus en plus, comme un surcroit, un inattendu débordement dont il faut jouir comme d’un privilège qui nous est accordé par le grand anonyme (On ne saurait voir dans mes écrits autre chose que la forme malhabile de ma profonde gratitude). Schelling : « Il n’y a qu’une seule force, un seul mouvement/Une poussée vers toujours plus de vie ».

 

A pas lents les randonneurs remontent jusqu’ici le chemin comme si c’était le chemin de l’Histoire et des événements qu’il s’agissait de défaire afin d’entrer pleinement dans la fusion de l’instant et du paysage.

 

 

 

« Le climat devient très violent, très dangereux. Nous craignons le pire pour notre pays parce que nous assistons à des modifications de fond. On tire sur des ouvriers agricoles. Ici c’est chaque jour moins de droits ».

 

 

« Envers les étrangers on assiste à de véritables scènes de pogroms. Des gens sont entassés dans des containers, ces lieux sont de véritables camps de concentration, j’étais terrifié par ce que je voyais».

 

 

« Europe et Démocratie sont vocables grecs. Or je ne reconnais ici pas plus l’une que l’autre ». 

 

 

« Ici les fascistes sont partout, même au sein des écoles et lycées. On a ouvert la boîte de Pandore ».

 

 

« Heil Hitler ! au Parlement grec avec saluts nazis. Ils disent « vous ne perdez rien pour attendre ». Ils disent « votre tour viendra ». Comment ne pas entendre ? ».

 

 

« Si un système produit une seule situation inacceptable, c’est tout le système qu’il faut se garder d’accepter ».

 

 

« La Grèce n’est pas un accident, c’est un laboratoire. Pour reprendre au Peuple le pouvoir démocratique il faut commencer par l’appauvrir».

 

 

« La « troïka » devra un jour être jugée pour crime contre l’Humanité. Car ce à quoi elle prête la main n’est pas la solution à une crise économique, c’est un changement de régime ».

 

 

Le coucher du soleil éveille peu à peu le mystère des criques. La lune rouge au-dessus de l’archipel monte dans le ciel assombri à la vitesse d’un ballon-sonde.

 

 

 

 

 

 

Alonissos

Archipel des Sporades

Juillet 2013.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 21:59
Marrant comme ça ne se discute pas. Un livre vous enlève, et vous disparaissez.
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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 13:41

dissidence-copie-1.png

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 17:21
Poésie : un peu plus que du silence un peu moins que des mots.
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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 08:10

 

 

 

 

 

Mais les Anges. Ce n'était pas des anges :
c'était les gens.
Presque le même mot.
Et là, brusquement, c'était tout
un.
Pour le comprendre peut-être convient-il
d'être tout à fait mort.

Les gens, les anges.
C'était donc eux.

 

 

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