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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 11:19

Ce n’est pas que l’on conteste vos idées ; car nous pouvons nous tromper. Non, la question n’est pas là. La question, c’est que l’on ne vous supporte plus. Que nous faisons sécession. Que vous ayez tort ou raison, cela n’a plus aucune importance. Nous partons, c’est tout.




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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 16:32

Comment poursuivre, ne pas arracher la page. Comment ne pas entendre, là, dehors. Et je ferais des vers ? Et je tiendrais des propos "littéraires" du ton léger de la baderne ? Aujourd'hui même la liberté du poème me semble insupportable. Si au moins l'on pouvait dire : OK, pouce, je ne joue plus, je file voir là-bas si j'y suis. Ailleurs, reconstruire ? Il n'y a pas d'ailleurs. Tout est là. Tout est combat.

La bureaucratie a fait un pacte avec le marché pour dissoudre tout ce qui nous était commun. Le technocrate abat dans l'ombre, silencieux vissé sur armes automatiques, le démocrate d'autrefois. La banque promet le tank. Nous sommes pris en tenaille par l'immensité de ce qui nous menace et notre veulerie sagement apprise sous des années de résignation. Consommés par notre propre consommation, nous n'avons rien vu venir.

Alors quoi, poète bureaucrate peut-être ? Un bonheur triste, collaborationniste ?

Pose la plume. Sonne l'alarme. Il n'est plus temps pour la beauté.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 15:08

La technologie rend la connaissance utilisable par ceux qui ne la possède pas. Ce qui est évacué de la machine, ce n'est pas l'efficience, c'est l'intelligence du processus et les connaissances qu'il sous-entend.

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 18:24

La folie consiste à voir des signes partout. Une inflation de signes. Dans la réalité, c'est le contraire, rien ne fait signe. Rien ne nous fait signe. Même si tout nous regarde. Le monde, fondamentalement, est muet. Entrer de plein pied dans ce silence-là et savoir en jouir, tel est ce que je nomme sagesse.



Gérard Larnac, 22 juin 2015.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 07:46

La puissance du corps tient à ce don d'être affecté. C'est par ce don d'être affecté qu'il est lié à l'infinité mouvante des choses jusqu'à se découvrir pleinement uni à elle.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 22:20

Nous laisseront-ils le temps

pour un dernier regard à l'amour

Nous laisseront-ils le temps

pour l'adieu aux amis

Nous laisseront-ils le temps

de sentir encore

ce monde tout contre nous

l’infinie caresse des champs et des estrans

le mystère des forêts et des monts

Nous laisseront-ils le temps

de retrouver notre fureur

Nous laisseront-ils le temps

de brandir les armes incandescentes

de nos poings levés ?

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 09:18

Le séisme de magnitude 7,8 survenu au Népal le 25 avril dernier a déplacé le Mont Everest.

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 07:18

Mon éditeur préféré, c'est celui qui saura préférer un grand livre bien raté à un petit livre réussi.

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 11:19

Ma présence
établit une base éphémère
à cette succession de monts
et de rivières sans fin

Comment me faire pardonner

de m’interposer ainsi
dans le flux du monde
?

Tourner le regard

vers la lune
tout en pensant
au soleil
qui l’é
claire

Mon rêve de

révolution
est ici
réalisé
en sa to
talité

Le monde des roueries

des palais des ustensiles
s’est décomposé de lui-même
devant la constance
du p
aysage

Le marcheur solitaire
s’enfonce parmi
les montagnes et les eaux
le chemin monte
dans le nuage
c’est là qu’il
disparaît

Le grain des choses

d’est en ouest
comme une promesse latente
qui vient
des brumes
lentes

L’image
nul regard de ne peut la retenir
tout change à chaque instant
et tout se continue
au-delà des formes et de l
’informe

Laisse l’esprit
à ses opérations
efface en toi
les forces ataviques
- e
t vois !

Etre si bien détaché du monde

que rien ne nous interdit plus
d’y demeurer encore
un ins
tant

Remonter la montagne

et t’asseoir à nouveau
près de la source
que rien
ne peut
tarir

Voir la montagne
Aller vers la montagne
penser la montagne
devenir la mo
ntagne

Brusquement la tempête s’est levée

la vague s’est élevée vers le ciel
quelque chose pourtant retient son geste
montagne dev
enue

Vibrant courant bondissant

parmi falaises et ténèbres
le torrent s’arrête parfois
dans la brume douce esquisse
de ses pénombres chi
noises

Le torrent arrive sur la falaise

depuis le cœur sombre de la forêt
se divise en cascades
irrigue mes veines et mon esprit

Immergé en tout ce qui se déploie
Rapproché de tout ce qui s’éloigne
Investi par tout ce qu
i lâche prise

Rester là

longuement longuement
avec ce
commence
ment

Quelle vérité

contemples-tu
dans l’estompe du paysage
qui n’est pas la vérité
mais quelque chose
de plus précieu
x encore

Perdu soudain dans la montagne froide
grondement de l’orage
l’averse est proche
joie sans pa
reille

L’ordre des choses ?

Mais il n’y en a pas !
Seulement un instant suspendu
dans ce chaos qu
i va

Plus bas les cultures et les champs
nourrir et habiter
à l’ombre des sources
et des rochers
faire ermitage
au beau milieu
de l’agitatio
n des hommes

Quittés les nuages blancs

mais les nuages blancs
poursuivent leur lent parcours
à l’intérieur de
moi

Saurons-nous ici

nous libérer de l’entrave des regards
et des jugements ?
Saurons-nous ici
revêtir l’habit du casanier
tout en gardant nos pieds d’
errant ?

Courage et obstination

deviennent ici
lâcheté grégaire et divertissement
combien de fois remonter en esprit la montagne
- ou n’a-t-on fait que r
êver ?

Les marchands jouent

avec ta naïveté
les femmes raillent
ton air égaré
les illustres se moquent
de ta s
incérité

Il faut plus de courage

pour demeurer ici au chaud
que pour courir les montagnes froides
parfois l’effort semble
tout bonnement
im
possible

Boire du vin

écrire et faire l’amour
faire rire un enfa
nt

Compagnons des nuées et des brumes

où êtes vous ce soir ?
Comment vivre
Retrouverai-je jamais le tressaillement
de notre joie com
mune ?

Ici chacun s’efforce d’imiter
au mieux la vie
que de bonne volonté
sous la grimace
la parodie
Quand donc tout cela cess
era-t-il ?

Sous l’élan du pinceau

gît le monde perdu
je contemple de loin
les sentiers disparus
comme on évoque
en silence
des triomphe
s anciens.

Pourtant certains soirs

quand le tourne la tête
en certaines directions
j’entends encore
courir les eaux
vibrer les montagnes
- sur mon visage
un
vent nouveau

Ce n’est pas moi qui reconnaît

Montagne Froide
c’est Montagne Froide
qui me reconnaît
D'ailleurs
on a le même
rire...

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 10:01

La question des rapports sociaux a été progressivement remplacée par celle de l'identité. L'effacement de la société et de ses enjeux, collectifs et universels, assoie le pouvoir du communautarisme qui poursuit mécaniquement le travail de fragmentation du corps social. La pression que fait peser sur nous la question identitaire est à la fois une conséquence de l'effacement de la société et ce qui rend son retour impossible.La société se résumera donc à un ensemble de prescriptions édictées arbitrairement par le pouvoir en place. De sorte que l'hypertrophie de la question identitaire va de pair avec le renforcement du pouvoir central sur l"individu. Cette dérive autoritaire, liée au fantasme identitaire, a pour conséquence la montée des extrêmes, politiques comme religieux. En ce sens le fn est la signature la plus exacte de la période que nous traversons. Le marqueur de la tragédie qui se noue sous nos yeux.

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