Bob Dylan's Outtakes

Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /Juin /2010 17:40

Bordeaux, 29 juin - Plus de 30° dans les rues, mais si la Patinoire Mériadeck a fondu c'est bien grâce à Dylan. L'attente du maestro meublée par une longue lecture d'On the Road de Jack Kerouac - sur fond de Barbara Streisand et quelques vieux blues du delta. Bob en scène à la faveur du noir, comme toujours. Mais un Bob en grande forme, avec sa voix d'outre-tombe et son accoutrement de dompteur de puces pour cirque burlesque (quel costard, mes aïeux!), souriant (éclatant même de rire sur "rollin' stone"). Son dernier Oscar bien en évidence sur l'ampli, faisant face à son public (pas comme à Paris l'an passé où il nous a tourné le dos quasiment tout le temps, la faute à Sarkozy et au Premier mannequin nu de France qui occupaient le premier rang, misère...).

 

Retour de Charlie Sexton à la guitare solo - un vrai "guitar heros" dont le physique n'est pas sans rappeler Robbie Robertson jeune - du coup gros son, virtuosité. C'est le rock band le plus tonitruant de Dylan depuis longtemps. Public tous âges, conquis, déchaîné. Trois morceaux à la guitare, ce qui n'était pas arrivé depuis longtemps. Et Dylan de face, impérial et distant face à son répertoire, déclenchant l'ouragan en grand maître des foudres.

 

 

Set List : (merci au site Expecting Rain)

 

1. Leopard-Skin Pill-Box Hat
2. This Wheel's On Fire (Bob on harp)
3. Just Like Tom Thumb's Blues (Bob on guitar)
4. Just Like A Woman
5. Beyond Here Lies Nothin'
6. Simple Twist Of Fate (Bob on guitar)
7. Things Have Changed (Bob on guitar then keyboard)
8. Po' Boy (Bob on harp)
9. Honest With Me
10. Masters Of War
11. Highway 61 Revisited
12. Ain't Talkin'
13. Thunder On The Mountain
14. Ballad Of A Thin Man
   
 

(rappels)

 

15. Like A Rolling Stone
16. Jolene
17. All Along The Watchtower
 
Par Gérard - Publié dans : Bob Dylan's Outtakes
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Samedi 26 juin 2010 6 26 /06 /Juin /2010 11:24

Les livres écrits par amitié et reconnaissance ne sont peut-être pas les meilleurs, mais ils portent tout au fond, dans le recoin sombre, une intensité sacrée qui n'appartient qu'à eux.

 

(Concert de Bordeaux, c'est mardi !)

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Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 13:35
DSC08853.JPGFinissant ce livre sur Bob Dylan, suite 822, Chelsea Hotel. Ecoutant Clarence Spady au Terra Blues sur Bleecker refaire Hendrix. Laissant ce monde aller à sa guise.
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Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /Mai /2009 20:37
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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 09:10

Are you a mystical person?

Absolutely.

Any thoughts about why?

I think it’s the land. The streams, the forests, the vast emptiness. The land created me. I’m wild and lonesome. Even as I travel the cities, I‘m more at home in the vacant lots. But I have a love for humankind, a love of truth, and a love of justice. I think I have a dualistic nature. I’m more of an adventurous type than a relationship type.

 

 

The Wicked Messenger,  Lay, Lady, Lay,  Things Have Changed, When The Deal Goes Down, 'Til I Fell In Love With You, Stuck Inside Of Mobile With The Memphis Blues Again, Sugar Baby, It's Alright, Ma (I'm Only Bleeding), The Lonesome Death Of Hattie Carroll, Tweedle Dee & Tweedle Dum, Beyond The Horizon, Highway 61 Revisited, The Times We've Known, Thunder On The Mountain, Like A Rolling Stone. Plus les trois rappels habituels : All Along The Watchtower, Spirit On The Water, Blowin' In The Wind.

 

Hier soir. Bob est à Paris, nuit sur les Champs-Elysées. Deux concerts en un. Un Dylan à côté d’un autre. D’abord Bernardo et ses Porte-Flingues – Bob dans le look étriqué du serviteur muet de Don Diego dans Zorro, flanqué de sa brochette de guitaristes (Stu Kimball et Denny Freeman) aussi aimables à voir que le gang d’Al Capone un soir de Saint-Valentin. Une rythmique surpuissante, Bob derrière son orgue inaudible (c’est mieux ainsi), à tortiller ses jambes maigrelettes comme un Elvis arthritique et osseux, plus tic nerveux que déhanché sexy. Solo de guitares bridés, égrainés note à note, anémiques, édulcorés de toute envolée. Un show pour casino de Las Vegas ou pour thé dansant pour maison de retraite, avec chanson d’Aznavour en prime. Heureusement que le sympathique Tony Garnier, à la basse, est là pour tirer un regard de Bob ; lui au moins à l’air d’être à la fête, il ne boude pas son plaisir.

 

L’autre concert, c’est ça : cette dévoration des instruments par la voix, cette mise en charpie des tubes planétaires-millénaires, cette revisitation distante, quand on ne sait jamais à quel moment précis Bob va entrer dans sa chanson pour le retourner comme un gan, la faire repartir dans une direction totalement imprévue – bien que le Never Ending Tour soit désormais rôdé depuis une bonne vingtaine d’années. Cette voix d’outre-tombe : elle contrôle tout, elle fait comme un vide dans la matière vivante des hymnes dylaniens, elle les absorbe comme un trou noir, elle nous manque déjà, elle se consume devant nous comme quelque chose de disparu déjà – une persistance rétinienne, un halo, un fantôme. Instants sublimes, flottement philosophique du temps et des présences.

 

Sur la vieille route sans fin plus de cent concerts par an Dallas Mexico Monterrey Guadalajara Sao Paulo Rio Santiago Cordoba Buenos Aires Halifax Reykjavik Helsinki Saint-Pétersbourg Vilnius Varsovie Viennes Salzbourg Trente Bergamme Grenoble Toulouse Saragosse Pamplune Philadelphie Pittsburg Baltimore Brooklyn Atlantic City Cincinatti Little Rock Tulsa Kansas City Las Vegas San Diego Palo Alto Victoria Vancouver Calgary Winnipeg Minneapolis Milwaukee Kalamazoo Montreal New York Stockholm Oslo Jönköping Malmö Copenhague Hanovre Berlin Erfurt Munich Saarbrück Paris Amsterdam Basel Milan Rome Florence Genève Strasbourg Bruxelles Sheffield Londres Cardiff Birmingham Liverpool Glasgow Edinbourg Dublin Rothbury (Michigan) ce show sans fin comme un vieux papier journal au vent de Bleecker Street

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Dimanche 11 janvier 2009 7 11 /01 /Jan /2009 17:34

C'est un des événements littéraires majeurs de la décennie : la parution chez Fayard de "Lyrics-chansons 1962-2001"  de Bob Dylan. Une somme d'un des plus considérables poètes du siècle, que l'on ne découvrira que bien tard, faute de disposer de critiques littéraires sachant lire. Tout y est. Cette belle édition bilingue permet d'entrer de plain-pied dans l'univers étrange de Bob, entre relecture de la geste du Far-west, mythe de la route, surréalisme. 460 pages pour avoir un aperçu correct de ce que l'oeuvre de Dylan représente aujourd'hui (on parle de lui pour un Nobel de Littérature). Rappel : Bob sera à Paris le 8 avril prochain, Palais des Congrès.

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Lundi 22 décembre 2008 1 22 /12 /Déc /2008 10:28

L’autre jour dans New York splendide et glacial sous les arbres déplumés de Central Park le long de Park Avenue écoutant Bob dans l’Ipod – « Across the green Mountains », voyage radical - cette évidence qui ne m’était encore jamais apparue aussi clairement ; la voix de Bob a toujours été très en avance sur lui – à vingt ans au Gerde’s au Wha ! il chantait comme un vieux trimardeur qui a roulé sa bosse – désormais comme un fantôme revenu de la tombe. Il s’est inventé le phrasé le plus neutre possible pour se laisser travailler par le Temps. Du coup ce qui s’entend n’est pas la voix d’un homme.

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Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /Nov /2008 11:21

Harmonica : les histoires sérieuses commencent toujours passé minuit, à l’improviste de minuit, lorsque la neige dehors est dure et sale et tassée, sur les trottoirs où seul un blizzard à te percer les os. Alors : un caveau enfumé et au fond ce jeune type étrange, le regard dur comme des poings prêts à cogner, casquette, veste fourrée, là, sur la petite scène, un enfant presque, d’où vient-il, qui se bat comme il peut avec sa propre étrangeté dans un affrontement à la régulière, sincère, guitare barrée du capodastre, harmonica corne de brume, il souffle, limite, sait-il vraiment en jouer ou fait-il juste semblant, longues saccades échevelées, sauvages, plus déchirées que les lambeaux de la misère, visage impavide pourtant, comme s’il savait exactement de quoi il retourne, un noyé sous la glace qui regarde de tous ses yeux, passé la stupeur – quant à la voix elle ne cadre pas du tout avec le personnage, c’est celle d’un vieux trimardeur de Southern Pacific, un de ces gars qu’on voit traîner le long des voies ferrées, incrédules, prêts à tout pour brûler le dur, sac sur l’épaule, tête baissée, guettant le passage des immenses trains de marchandises pour se laisser glisser dans la nuit obscure du continent, un timbre qui vient de plus loin, de beaucoup plus loin que de lui-même, qui remonte sans doute au sans origine. Et tout à coup c’est là, devant vous, dans la brume glissent des fantômes, remuements de présences vagues – elles aussi viennent de loin. Elles sont là. Tu les vois. Il en vient de partout. La nuit est habitée.

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Mardi 9 septembre 2008 2 09 /09 /Sep /2008 00:18
Le 7 octobre prochain sort le huitième volume des Bootlegs Series de Bob. Titre : Tell tale signs.
Déjà en écoute intégrale le single Dream'in of Life. Harry Dean on Route 66 ?


http://www.amazon.com/Tell-Tale-Signs-Bootleg-Vol/dp/B001D06SEI/ref=pd_bbs_sr_2?ie=UTF8&s=music&qid=1220912343&sr=8-2
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Vendredi 11 avril 2008 5 11 /04 /Avr /2008 15:00

Le poids des visions sur les paupières mi closes, tu marmonnes la chanson, tu envoies le chant par en dessous le micro, jeté comme par dépit, les yeux levés, regard exténué, comme il est lourd de porter tout ça, le public ne comprend pas, tu portes sur tes épaules toute cette attente, cette incompréhension, toi tu cherches un peu de clarté quand la plupart de ceux qui sont là n’aspirent qu’à cette pénombre d’écurie, ils veulent des réponses, des phrases dites dans des langues connues, toi les langues connues t’ennuient, ce que tu cherches est d’une autre consistance, ça passe par la musique mais ce n’est pas la musique, ne m’emmerdez pas avec toute votre poésie, ce n’est pas de la poésie non plus, pas ça exactement, ça ne s’y réduit pas. Ca vient de plus loin, du son, mais ce n’est pas ça non plus, c’est antérieur, c’est antérieur – ça vient d’avant. D’un temps sans langue ni mémoire.

Par Gérard - Publié dans : Bob Dylan's Outtakes
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