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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 11:27

Retenir ce livre. Comme on retient son souffle. Moment rare. Parcours accompli. S'en extraire comme d'une longue longue tortueuse (parfois) hallucination. Intoxication. Revenir, mais piteux, à la langue des hommes, oui, douloureusement presque ; savoir ne rien brusquer. Ces quelques copies. Ces quelques enveloppes. Le travail demandé est là. L'intrigue mieux distincte. Faire un pacte avec le lisible pour faire entendre autre chose. Un public ? Nous verrons. L'oublier, presque, ce récit achevé ; passer à autre chose, à ce manuscrit "psychiatrique" par exemple, hommage à la folie, j'aime les fous que voulez-vous, Artaud montre-moi le chemin dans ces jungles intérieures. Pourtant il faudra bien faire ce dernier geste envers ce manuscrit, convertir tout ça et passer par la poste, comme à chaque fois - c'est le lot des romans qui ne sont pas attendus. Viendra l'attente : non pas savoir si "on" trouve ça "bon", mais si ça "correspond", si ça parle à l'époque - ou pas. Entre vide et surabondance de commentaires, l'écriture perdra son sens, ne me restera que ça, cette perte. Je l'accepte. J'en ris bien volontier. Le travail avance. Il n'a que faire de toutes ces complications. Le livre m'indiffère. L'écriture, tout est là.  

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Published by Gérard - dans Chemin faisant
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