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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 10:11

- Dis-moi vieil homme, c'est quoi la poésie ?

- La poésie ? Ben j'en sais rien du tout. C'est peut-être cette pierre que ramasse un enfant et qu'il brandit en direction des grands chaos humains.

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Published by Gérard - dans Traduire le vent
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commentaires

Emile 22/11/2008 20:40

Formidable, vous êtes génial, bravo!

meghna 22/11/2008 18:34

Cher Gérard, vous qui aimez toujours la Poésie et qui avez aimé ce début de conversation avec Alain Veinstein à son émission "Du jour au lendemain" sur France Culture (diffusée le 19 nov. à 23h30 ): "Vous procédez par image ?" - me demande-t-il. "Ah...umm... Je ne procède même pas... Les images viennent toutes seules... C'est si rapide, c'est une fusion... Dès que je prononce un mot, dès que j'écris un mot, il se transforme en image !" - je vous invite à écouter la suite de la conversation ...

Du jour au lendemain

Amitiés

salamone 20/11/2008 18:28

Bonsoir,

C'est aussi ça la poésie, des images plein la tête qui ne la feront (jamais) vieillir. C'est elle qui s'installe en nous et qui nous montre les chemins que nous devrions suivre. Touchant, la pierre que ramasse l'enfant. Je me doutais bien que par-delà votre écriture il y avait une place déjà occupée où siège le sentiment de sagesse.

Sur un bout de chemin


J’entre sur un chemin de terre
Bordé par d’immenses haies,
A quoi bon deviner par avance
Ce que cache l’endroit plus loin.

Sur un bout de chemin j’erre,
J’erre bien curieux du temps,
Lui qui prend de mon ivresse
Tandis qu’en chemin je vois.

Vois et heurte une pierre blanche,
Immobile elle est, posée à cet endroit.
Le parcourt me donne pitié d’elle
Et je reviens hagard sur mes pas.

La pierre est bien sur toujours là,
Immobile sur le chemin de terre,
Couchée sur de la boue noire, et,
Le présent lui offre enfin ma main.

Je lui parle en chemin à la pierre,
Lui parle de lendemains radieux,
De fleurs et de parfums merveilleux,
De liesse mais aussi de grands chagrins.

Un couple d’écureuils intrépides
Me suivent sur le chemin boueux,
Ils caressent dame divine la Nature,
Elle qui leur offre de bons festins.

Des arbres se manifestent en chemin,
Tandis qu’un vent égaré proteste,
Sa fougue déroute le vol d’un papillon,
Au loin un oisillon tombe du nid.

En chemin je parle à la pierre des humains,
De ciel, de mer et soudain la questionne,
Je la chauffe et lui nomme les saisons,
Lui parle de l’amour que le printemps suggère.

Oui même de Dieu lui parle à la pierre,
De nirvana et de monde imaginaire,
De grandeur et de l’idyllique sagesse,
De joie ou plutôt de ce qu’il m’en reste !

La pierre me semble bien attentive
Et écoute mes pauvres dissertations :
Soudain je l’entends dire timidement !
Qu’elle en a habité jadis des cœurs ;

Ô des cœurs froids et bien rudes,
Plus froid me dit-elle que la mort,
Perdus à jamais pour l’heure
Sur les routes hideuses du monde.

Pas un brin d’aimable chaleur
M’ont donné me dit-elle tous ces coeurs,
Pas une once ! Ô que dire d’intérêt,
De compassion ou d’un peu de charité !

Mais voilà que c’est elle qui pense,
Et moi je l’écoute en silence.
La pierre a changé d’apparence,
Ces dires me rappellent mon enfance.

Sur un bout de chemin j’avance,
Epris d’une pierre qui me parle,
Elle me donne ses sentiments
Moi, je lui offre un peu de ma chaleur.

Que dira-t-on de ce que j’avance ?
Que pense-t-elle sur le chemin ?
Je lui radote tous mes problèmes,
Alors qu’elle voudrait vivre enfin.

Je la change un peu de main,
Voudrais lui offrir un destin.
Mais je ne suis que peu de chose,
Une pierre aspire de nobles causes.

le 4 septembre 2004
Giuseppe

Gérard 20/11/2008 10:45

Merci de votre intérêt, bien sûr ces lignes sont faites pour voyager, je vous les confie - juste merci de mentionner le blog.

CARAMBAOLE :0114: 20/11/2008 10:31

sur votre blog ;je suis passé
je vous ai lu et j'ai apprécié
permettez moi de vous souhaité
une bonne journée
j'aime ce dialogue,j'ai monté un petit concours de poésie
puis-je m'en servir?