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5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 09:26

Au-dessus de Novossibirsk, au-dessus des sombres steppes mongoles ou de la mer de Chine, lire à nouveau un livre de mon vieux Ken, écouter une fois encore le dernier Elliott Murphy, alternativement, cela va sans dire : il faut être tout à ce que l’on fait.

 

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Hong Kong tapie tout au fond de la brume, buildings comme une armée de pierre – et à présent la baie de Tokyo sous la pluie. Des cigales, pourtant. Tokyo qui fait grise mine – austères, évanescentes, ses architectures dérivant au-delà des mondes.

 

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Cette semaine j’ai passé plus de temps dans les aéroports et en l’air que sur la terre ferme – quoi qu’au Japon on ne sache pas très bien ce que « terre ferme » veut dire. J’appelle ça mes « flash travels », mes voyages cul-sec.

 

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D’où me vient cette fascination pour la compagnie Cathay Pacific ? J’aime le nom, Cathay, ce vieux nom de la Chine. Mais il y a autre chose. Je revenais d’Inde. Dans la gare de Bordeaux, au téléphone public, un type à côté de moi annonçait son retour. Mais il n’était pas le bienvenu. La conversation dégénérait. On a du lui raccrocher au nez. Il a baissé la tête, a soupiré profondément, il est resté un peu désemparé, ne sachant plus quelle direction prendre. Sur sa valise cette étiquette : Cathay Pacific. Il était comme moi un homme du loin. Aujourd’hui lorsque je choisi un vol de la Cathay Pacific, c’est mon petit rituel de ressouvenance, mon salut à ce voyageur perdu.

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Published by Gérard - dans In extenso
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