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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 00:13
Le chant est la nudité de la voix. La poésie celle des mots. Avec pour tout vêtement le fil de l'horizon marche, marche - jusqu'à ce que ta route s'imprécise

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Published by Gérard - dans Signes de piste
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commentaires

Lidia 23/07/2008 16:54

C'est très beau.

salamone 05/07/2008 00:44

Entre le réel et l'irréel le chemins se précisent.

Le corps et l’esprit

J’y vais, je me lance, je vais vous parler de mon corps,
J’ai bien dit mon corps et non mon cœur ou mon cor.
Tiens ! Je n’entends soudain plus que votre silence, surpris !
Surpris l’est aussi mon esprit, car il pense ô oui il rougit.

Mais vous aussi, vous aviez senti cette gêne, cette apathie.
Il est parfois dur de se dire que le temps nous engloutit,
Vous ne trouvez pas ! Hélas, moi oui et je pense, je pense
Je pense à la vie, à notre insipide négligence, à l’absence.

Je m’y accroche et je reviens à mon corps, à mon esprit,
A tous ces organes intérieurs qui nous chagrinent, j’en ris !
Vous ne trouvez pas que c’est drôle. Drôle quoi ? Eh bien !
Et bien, ce que je vous dis, nos corps, nos esprits, nos liens.

Ces liens, qui nous unissent les uns aux autres, liens corruptibles,
Ô et puis à quoi bon vous dire ce que je ressens, c’est audible,
Audible de l’extérieur, visible tels les stigmates cloués sur la croix.
Du Christ ! Oui je crois que vous avez compris, mais moi toujours pas.

Je m’amuse le voyez-vous, avec mes maux, avec nos fardeaux,
C’est l’âge ! Si vous me le dites, c’est l’âge et on devient hideux.
Mais vous savez, on prend des maux à la tête, non pas les mots,
Ces mots, ces rimes, ces phrases qu’on a pu se dire tantôt.

Vous croyez que je déprime, vous croyez que je m’abime,
Foutaise ! Vous n’avez rien compris, au contraire c’est sublime
J’acquiesce, et puis le savez-vous les douleurs ça passe
Ca suit les vents, ça parcourt les monts, ça se repose sur une place.

Les maux, le corps, l’esprit, à vous je l’avoue, ça grise !
C’est comme si notre conscience voulait se faire la valise,
Ca vous inquiète, moi pas ! J’en prend soin je la bichonne,
Oui je l’écoute de temps en temps, ô mais vous ça vous chiffonne.

Le corps, l’esprit, la douleur, la vie. L’âme s’en va, c’est la mort.
Encore une page qui s’efface, un sentiment de vide rempli mon cœur.
Et le temps passe, le brouillard parachève l’agonie de l’aurore
Un brouillard que rien ne disperse et pourtant le soleil brille au dehors.

Le 13 juillet 2007
Giuseppe

Bonne fin de semaine

Chris-Tian Vidal 04/07/2008 01:24

Il faut donc se mettre en route.