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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 10:50

Ils sont entrés dans la pièce ils étaient trois alors chacun son coin, Comme il n’en restait qu’un c’est celui-là que j’ai choisi, attendant qu’ils me sortent leur sentence leur jactance, Je te voyais tu passais sous mes fenêtres dit le premier, Tu avais pour habitude de rire fort et de te mettre dans de ces colères, Tes cheveux en désordre et tes yeux toujours ailleurs, Tu aimais le panache, Plus que tout le panache, Le reste comptait peu, Que s’est-il passé, Les heures étaient si longues alors, Quelles furent toutes ces affaires tellement urgentes qui t’ont conduit à me négliger, L’amour le sexe la route la poésie, Je ne sais pas, Tout ça est si loin, Tu es devenu tout à la fois si désespérément même et si cruellement autre, Le deuxième me posa seulement des questions, Cette nuit comment la traverses-tu, L’ignorance comment la contournes-tu, L’arrogance comment la maîtrises-tu, Le troisième dit (il bégayait un peu) eh toi mmm-méfies-toi je suis celui qqq-qui vient, Celui toujours à nnn-naître, Il se pourrait bien que je sss-sache la fff-fin de l’histoire, Veux-tu en savoir plus sur ce qui sera fff-fait ou défait en ton nom, A vrai dire je n’ai plus de place pour la revanche ni pour la rédemption, Où sss-seras-tu quand la stupeur ouvrira grand tes yeux, Que tu diras C’est aaa-arrivé, Penses-tu ttt-te défiler cette fois encore, Sauras-tu encore rrr-rire de toi-même, Lorsque les quatre coins n’en feront plus qqq-qu’un, A la minute exacte où le temps 
                                                sur ta bbb-bouche
                                                                            expire

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Published by Gérard Larnac - dans In extenso
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commentaires

salamone giuseppe 08/12/2007 17:54

Au gré du temps

En passant devant sa porte, j’ai vu la jeunesse.
J’aurais voulu la prendre par la main, ô la paresse !
J’aurais voulu lui parler de la vieillesse, à quoi bon !
On prend des envies, mais le cœur s’en ouvre, médite.

Alors j’ai vite refermé la porte, pour ne pas chagriner
La jeunesse, pour ne pas la jalouser, et finir par l’accabler.
Un moment, j’ai cru que s’était elle qui convoiter mes pas,
Qui voulait tout savoir de moi, savoir ce que je faisais là.

J’ai paniqué, j’ai voulu la fuir, pour ne pas qu’elle me voit
Dans cet état, un peu mal en point, parfois un peu funeste.
Mais rien à faire, elle me suivait, aimait déjà tout de moi.

Puis, elle s’est mise sans gêne à caresser mes rides.
Passa ses mains, sur le contour de mon corps et d’un geste
Elégant me salua en me disant, l’âme ne devient pas aride.

le 19 novembre 2007
GIUSEPPE

salamone giuseppe 08/12/2007 14:45

Image, belle image.