Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 08:54

Insister sur le fait suivant : la modernité de la littérature, à l’opposé de ce que j’ai appelé « le roman pompier »,  sera précisément fondée par cette négation de la poésie à laquelle elle devra apporter un contre-feu. Refusée avec dédain par une société qui répugne à l’ambiguïté comme à l’enthousiasme, la phrase poétique sera la base de la forme littéraire moderne. L’écriture sera sa matière, non les vagues péripéties qui emmène le lecteur sur ses parcours balisés et conventionnels. Tout tiendra aux mots, dont le texte devra assumer les formes nouvelles. Loin des exercices de style desséchés et stériles que l’on a connu à travers le « Nouveau Roman » et ses succédanés, l’écriture ne sera pas forme pure, jeux de mots. On ne fera plus les malins, on ne racontera plus d’histoire ; on ouvrira des mondes.

Partager cet article

Repost 0
Published by Gérard Larnac - dans Traduire le vent
commenter cet article

commentaires

Gérard 03/12/2007 08:59

Note de bas de page : C'est pourquoi j'ai placé "Cercles" de Haenel comme un moment important, en tant qu'il met en scène la vie secrète des "phrases", qui sont bien son personnage principal. Son récit trompe son monde pour égarer les soupçons, pour aller plus librement dans une direction que beaucoup semblent avoir manquée.