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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 15:55

Savoir ce qui "fait texte" aujourd'hui ; ce qui distingue, signe une littérature. La pure subjectivité ? La charge "lexico-syntaxique" ? L'émoi des "femmes de chambre", comme disait Stendhal ? L'effet pile des grandes surfaces ? L'effet pedigree (le "qui" de l'auteur l'emportant sur le "quoi" littéraire) ? Trop de récits se donnent par simple ressemblance à ce qu'un récit est supposé être. Nous sommes dans une ère parodique. Des romans parodiques. Des semblances d’auteurs. Des simili œuvres. Des robinets d’eau tiède qui prétendent à l’Océan. Des cheminées d’agrément qui se prennent pour des volcans. Plus quelques autres, peu nombreux il est vrai, qui travaillent dans l’oubli de tous à trouver une écriture silencieuse, susceptible peut-être de les conduire plus loin – jusqu’au blanc.

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Published by Gérard Larnac - dans Traduire le vent
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commentaires

Gérard 01/12/2007 10:31

Et un zen amoureux avec toutes ses dents ???

orlando 30/11/2007 16:35

Bin non. IL y a du vrai, du costaud, du saignant dan sla littérature. Certes, ce n'est pas toujours chez les granzéditeurs.Mais ça fuse, ça cogne.Seulemetn ça se mérite: il ne fautpas suivre les revues littéraires, chercher, fouiner... Comme toujours! autemps de Molière,Hardy était la star.au temps de Diderot, on l'ignorait.c'et pareil aujourd'hui, sauf que les diktas sont donnés d'une façon plus péremptoires et qu'on a peur du grand, du profond, du vrai. Aujourd'hui Proust serait publié par un petit éditeur! Un courageux: personne d'autre n'en voudrait!
Haut les coeurs et vive la vie! Tout art est viande,il faut des dents: c'est aussi de l'amour! Un coeur, ça doit cogner! Sinonon devient zen, c'est à dire rien, non plus!