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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 14:16
Dérive, dérive... Apprends-moi à lire dans tes lignes.

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Published by Gérard Larnac - dans Chemin faisant
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salamone giuseppe 19/11/2007 19:21

Je dérive

Je me laisse bercer par d’immenses océans gris,
Par des eaux salées, légères comme les vents,
Le silence m’entoure et affaiblit ma vie, ô je dérive.

Je m’embarque sur des navires titanesques,
Qui flottent ou dérivent comme barques sur un lac.
Prisonnier du temps et des bourrasques triomphantes.

La nuit, la berge s’éloigne, elle m’attire et m’emporte,
Et puis soudain je dérive sur une île déjà morte,
Ô ma vie n’a rien à faire dans ce lieu devenu l’enfer.

Le rêve m’abandonne dans ce port où il n’y a personne,
Les rêves eux aussi dérivent et s’éloignent de l’aurore,
La nature a pris le large, et la toile n’arbore que du noir.

S'entiche, la pensée de l’image, du mirage qui ne rayonne,
Et m’éprend soudain d’amour, pour un ciel bien obscur.
Que faire ! Que faire pour ne pas que je m’abandonne ?

Oh ! Je dérive et va, emporté par l’image qui m’éloigne,
Je dérive de cette plage infestée de goules qui s’activent,
Je dérive, ô et perd même, toute envie de m’en sortir.

Pas une âme, pas un être qui réconforte ma peine,
Les yeux mi-clos, je m’offre tout entier à Sappho,
A Sappho et à ses délires, à ses fragments d’écritures.

Dérivent mon âme et mon cœur : l’amour m’apostrophe !
Que faire dans la dérive ! Ô je m’éloigne et je me meurs.
Car la douleur me saigne depuis que j’ai vécu ta mort.

Je dérive Sandra sur les flots de toutes mes larmes,
Je m’invente des plaisirs pour fuir tous les vacarmes.
Ô enfants ne naissez pas pour mourir avant vos parents.

Voilà que seule la muse mélancolique enveloppe mon âme.
Ô mais je dérive ! Oui seul sur le dos de la vie, sans allié !
Je dérive sur cette île déjà morte, et je cherche le paradis.

Le 26 août 2003
Giuseppe

Bonne soirée M. Larnac