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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 09:04

Les petits textes disent ce qui nous est déjà connu. Pour exister en dépit de leur confinement il leur faut faire les malins. Les grands textes, eux, font mouvement vers l'indicible. En général, de prime abord, ils n'ont l'air de rien. Les premiers s'arrêtent au trépignement grégaire des mots du troupeau devant la barrière ; quand les seconds font passage, font seuil vers un dehors où même le langage lâche prise, où souffle le vent vif du libre, du nouveau, de l'immense. Où ne reste que cela : un chemin qui s'ouvre sans fin.

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Published by Gérard Larnac - dans Traduire le vent
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commentaires

salamone giuseppe 25/10/2007 22:43

Tous les chemins mènent quelque part. Toute chose prend le même envol et aboutit au même panthéon.
La grandeur aime à montrer sa lumière, mais sans la petite étincelle elle n'est rien et ne peut montrer la voie de son immensité. Les grandeurs s'épuisent et pour renaître à nouveau, elles ont besoin de réapprendre, ce qui est déja connu. Les textes n'échappent pas à la loi de la nature. L'un sans l'autre, ne peuvent vivre; ne peuvent se tenir fièrement debout...
(Les grandes choses en imposent, mais les petites reposent).

Il y a quelque temps déja, je me trouvais dans un couloir d'hôpital. Non pour moi ! rassurez-vous. Là l'on se trouve vite à manquer d'air, et l'on relativise vite sur nos propres bobos... Début de couloir angoissant. Dans une chambre un vieillard hurlait à la mort, assis sur son lit et vêtu de son unique chair. Lorsque je m'apprêtais à quitter ce même couloir. Après avoir fait une halte devant la chambre du vieillard; dans la dernière chambre de celui-ci, j'ai vu un petit enfant devant la porte de sa chambre. Il se tenait debout, bien appuyé sur ses petites jambes. De gros yeux rouge de larmes s'animaient sur son visage, et son crâne avait perdu toute la vitalité de ses cheveux.
Je me suis arrêté un moment près de lui. J'étais boulversé par les cris qui venait jusqu'à moi, de la chambre du vieillard, mais de voir devant moi autant de détresse d'enfant, j'eus du mal à retenir mes larmes et je me suis vite détourné du regard de l'enfant.
Ce jour là j'avais vu la grandeur qui désesperait de sa vie, et la petite innocence qui espérerait que la vie lui tende les bras. Unique combat, unique finalité.

Bonne soirée