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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 21:38

Extraordinaire Guillaume Vigneault dont je lis "Chercher le vent" (Point-Seuil). Passage sur les mandala tibétains: "Ils se mettent à cinq, ils en ont pour des semaines, et quand ils ont fini, ils ne prennent pas de photo, rien, ils le balaient aussitôt, ou alors ils dispersent le sable dans les  eaux d'une rivière... En le détruisant, ils s'empêchent de ressentir de la fierté".

Auteur, entraîne-toi donc au mandala au lieu d'aller encombrer nos amis libraires.

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Published by Gérard Larnac - dans Signes de piste
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commentaires

Gérard 09/07/2007 16:03

De Gedun Chompel : http://jean.dif.free.fr/Images/Tibet/Textes/Poetes.html

Où que ce soit, qui que ce soit,
à Calcutta, au Népal, à Pékin,
à Lhassa au Pays des Neiges
tous les hommes que j'observe
ont, pour moi, la même attitude,
à la vue du thé, du beurre, des habits.
Même ceux qui n'aiment pas
le bruit ni le bavardage,
et dont les manières sont calmes,
pondérées, disciplinées,
n'ont jamais d'autres pensées
que celles d'un vieux pêcheur.
Les nobles fiers et crasseux
aiment louange et flatterie,
quant au peuple, il adore la ruse
l'esbrouffe et la tromperie.
Les jeunes préfèrent le jeu,
les délices de l'amour.
Et presque tous aujourd'hui
boivent bière, fument tabac.

Les gens sont si attachés
à leurs proches, à leur famille,
qu'ils haïssent et refusent
tous ceux d'une autre origine.
Pour moi, la nature humaine
est comme celle d'un boeuf!

Ils vont en pèlerinage
pour gagner en notoriété.
Ils pratiquent la maîtrise
difficile du chaud et du froid
pour obtenir leur nourriture.
Ils récitent la parole
du Conquérant pour mendier
quelque futile récompense.
Si l'on réfléchit clairement
à ce sujet tout est calcul
pour amasser plus de richesse.

Pour moi, chapeaux, robes, bannières et dais,
gâteaux sacrificiels, offrandes, boisson, nourriture,
tous ces rites accomplis
pour se donner de l'apparence
ne sont qu'ornements de parade.

Bien qu'on ne trouve point le bonheur,
dans la vallée pas plus qu'en haut de la montagne,
nous n'avons d'autre choix que de rester sur terre,
comme au fond de l'étable ou bien dans le chenil,
tant que notre illusoire corps de chair et de sang
n'a pas tout entier disparu.

Aïe! Une telle franchise
va choquer je crois bien du monde!

Gérard 09/07/2007 11:08

Guillaume Vigneault "Chercher le vent" (Point-Seuil) : un vrai magnifique grand récit dont je ne saurais trop recommander la lecture. A la hauteur de son titre, qui dit tout.

marie danielle 07/07/2007 17:48

Du boudin, j'en prendrais peut-être un brin, mais sans le gras de la mauvaise foi... Mais comme vous l'apprêtez avec ardeur, on ne boudera pas trop.

orlando de rudder 07/07/2007 17:22

Pendant que ces grenouilles de nénitiers sexistes, facho et nunuches fabriquent un machin moche,à l'esthétique répétitive, en cliché sinistre, le fermier du coin a trait ses vaches, il a récupéré le lait, et, au bout du compte, il va nous fabriquer de très beau maroiolles oranges, dodus, onctueux, charnus savoureux... Qui ont une valeur marchande vraie, et non de marchandage spirituel,une spiritualité charnue et gustative! Bien sûr tandis que d'autres curetons sinistres mandalisaient en foutant des mandales dans la gueule des paysans qu'ils exploitaient dans l'ancien tibet, qu'ls torturaient e tuaient tout en violant les paysannes,Van Gogh prenait u tube de culeur pas cher,un pinceau de qualité médicre, faisiat un chef d'oeuvre qui prenait une vie et en mourrait,parce que c'est la vie...Et les foutriquets bouddhistes continuent leur démarche à la Saint Sulpice au beurre (!) de yak ...
Jeparle du Dalaö Lama le 10, surmon blog! Salre con! **pas même capable de fabriquer un maroilles!Il ne pue que dans sa tête et seul son ego est , collant, puant, visqueux!
Vive Gedun Chompel!
Mort au vaches sacrées! Boudin gras pour tous et vive la liberté!

marie danielle 07/07/2007 00:15

Le commentaire d'Orlando de Rudder donne à retenir et réfléchir, sinon ce qui me plaît dans l'éphémère du mandala, c'est qu'il échappe à la marchandisation de la désolante société du spectacle dans laquelle on vit. L'action de centration sur l'accomplissement de soi avant tout, sur le travail à faire, cela aussi est intéressant comme perspective.