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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 17:12
anselmKIEFER.jpg

Devant la toile, immense, d’Anselm Kiefer, l’œil touche le brut, dans toute sa netteté ; vision tactile. Terre. Feuillage. Sable. Ferraille. La perspective classique est mise en tension avec la frontalité de la matière, jetée, démesurée, prise en flagrant délit de devenir signe. Vibrante comme après un impact. Paysages labourés, bouleversés, puis laissés au silence, comme retirés au plus profond d’eux-mêmes ; hantés de mots perdus.

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Published by Gérard Larnac - dans Chemin faisant
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commentaires

Gérard 20/06/2007 23:59

(sauf peut-être cette Italienne qui, littéralement, jubilait)

Gérard 20/06/2007 23:56

Dans le regard des grands quelque chose de convenu, pour se préserver du "trop", comme toujours ; pour masquer le doute. Mais les petits débordaient d'activité dans l'espace qui leur est consacré. Le lieu, ceci dit, est très difficile à investir réellement.

amel 20/06/2007 23:40

Cette oeuvre monumentale fait l'effet d'un après-monde. Cette trituration de la matière au point de sentir son craquement, cet espace criblé de trous, semblant se dérober à lui-même par cette perspective qui s'étire dramatiquement, se fait "tout à coup" vision de quelque de possible. Qu'y avait-il dans le regard des spectateurs ?
Bonne soirée.
Amel