Jeudi 17 mai 2007 4 17 /05 /Mai /2007 10:36

Le roman industriel. La domination sans partage du style pompier dans la narration actuelle. Couper cours. Mes dernières lectures en signes de piste : La vie secrète de e.robert padleton, de Michael Collins chez Bourgois (pour la description des paysages froids de neige sale et de ciel bas, pour cette fiction au service d'une vraie quête stylistique); Wittgenstein et les limites du langage,  de Pierre Hadot (chez Vrin, facile à lire et indispensable) ; Le Silence des Livres, de George Steiner (une pépite) ; Waiting Period, de Hubert Selby Jr. (10/18); Une carte n'est pas le territoire, d'Alfred Korzybski (aux excellentes éditions de L'Eclat); Les villes invisibles, d'Italo Calvino (Point-Seuil, lu après avoir vu la belle expo de la station Luxembourg). Relecture éblouie : L'Amant de Lady Chatterley, de DH.Lawrence (à relire à l'aune de l'effacement progressif de la nature, merci Madame Ferran). Abandonnés sans remords : Ecstasy de Murakami, et Démolir Nizar de Chevillard, pour les mêmes raisons : ce sentiment que l'auteur s'y pastiche lui-même.  

En cours : Le Tunnel, de William H.Gass. La vague certitude qu'un tel ovni ne peut décidément pas être écrit par un écrivain français. Qu'il fallait l'assurance d'un succès déjà éprouvé ailleurs pour oser publier ça (superbe traduction de Caro). Mais excellente surprise de voir que de tels textes peuvent continuer à circuler, en dépit du tsunami réactionnaire sur les Lettres françaises.  

Par Gérard Larnac - Publié dans : Signes de piste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Lignes d'erre

Syndication

  • Flux RSS des articles

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés